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On a les politiciens qu'on mérite...

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Steve Fortin (fork1418@hotmail.com)
Envoyé Le vendredi 27 avril 2007 08:00



Dire que le Québec est en partie responsable de l'accession des conservateurs au pouvoir... Et oui, le vieux fond conservateur beauceron et ville-québécois se targue de sa droiture... par le fait même, encourage la pire escroquerie de la triste histoire du mensonge institutionnel «canadian»; la mise en pâture du protocole de Kyoto, et de tout espoir de redressement de la situation environnementale. Pendant ce temps, les acériculteurs de notre coin de pays (la Petite-Nation) essaient encore de comprendre les subtilités d'un climat qui, quotidiennement, fausse la donne et trahit les efforts de toute une industrie. On bouille encore, ça oui; mais on est à même de constater comment le réchauffement climatique influence la ressource. Les plus jeunes, dont je suis, savent très bien que l'acériculture au sud du Québec est condamnée.

Mais ce qui est plus enrageant, c'est l'incurie de ce gouvernement qui obéit à son seul mandat, assurer la prospérité économique de l'industrie pétrolière; même au prix du sacrifice des générations futures.

Ces mots sonnent creux. Car ils sont vides. Car dans le cynisme que cette classe politicienne entretient, on a tué l'espoir. L'espoir d'un collectif qui se tient, l'espoir d'un collectif qui agit, l'espoir d'un collectif qui s'insurge et botte le derrière de ces cowboys albertains jusqu'au bout de la route de Fort Mc Murray, là où Syncrude règne en roi et maître, là où l'Athabasca pleure et meurt des dérives de ce développement sauvage.

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