Lutte à trois au rectorat de l'Université Laval

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Clairandrée Cauchy
Édition du vendredi 27 avril 2007

Mots clés : candidats, recteur, Université Laval, Université, Québec (ville)

Les jeux de coulisses sont intenses ces jours-ci sur le campus de l'Université Laval. C'est en effet lundi prochain que les 139 membres du collège électoral, issus de la communauté universitaire, choisiront leur recteur.

En 2002, la course avait été très chaude et le recteur Michel Pigeon l'avait remporté par seulement une voix, devant le doyen de la faculté de foresterie et de géomatique, Denis Brière. Ces deux protagonistes se retrouvent de nouveau dans l'arène cette année, en compagnie cette fois de Jean-Claude Dufour, ex-doyen de la faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation.

La course se déroule dans un contexte où les universités se font une lutte féroce pour accaparer une clientèle étudiante en déclin démographique. Le candidat de la continuité, le recteur sortant Michel Pigeon, estime avoir contribué à accroître le rayonnement de l'Université Laval.

Il se targue également d'avoir réussi à redresser la situation financière de l'université, étant parvenu à remiser l'encre rouge au cours des deux dernières années. «Les finances vont mieux qu'à Montréal. On a eu des difficultés par le passé mais, depuis que je suis là, l'Université Laval s'est rétablie et est en bonne position pour profiter des transferts fédéraux l'an prochain», fait valoir M. Pigeon. Il compte affecter les fonds fédéraux principalement à l'embauche de nouveaux professeurs, ainsi qu'au développement de la recherche et à l'internationalisation de l'université, notamment par l'accueil d'étudiants étrangers et les partenariats avec des établissements hors Québec.

Le bilan du recteur Pigeon est moins rose lorsqu'on écoute le candidat Jean-Claude Dufour, agronome de formation. Ce dernier déplore la faible croissance de l'effectif étudiant en comparaison avec la moyenne des autres universités et dépeint une université sur la pente descendante. «Nous sommes passés de la sixième à la neuvième position en recherche parmi le groupe des 10 universités canadiennes ayant une faculté de médecine», illustre M. Dufour, qui souhaite relancer la recherche, notamment en misant sur les partenariats avec l'industrie.

À sa deuxième tentative dans une course au rectorat, le doyen de la faculté de foresterie et de géomatique, Denis Brière, souhaite lui aussi diversifier les sources de financement en faisant appel, non seulement au secteur privé, mais aussi aux différents ministères et agences subventionnaires. «Il faut sortir des sentiers battus au chapitre du financement. Il nous manque une approche plus intégrée, on travaille trop en silo», fait valoir M. Brière, qui souhaite développer davantage de projets faisant appel à la fois aux sciences humaines et aux sciences pures.

S'il ouvre la porte à un plus grand financement provenant du privé, M. Brière propose cependant de mieux baliser ces partenariats en édictant une politique d'encadrement. Dans sa campagne, M. Brière s'est présenté comme le candidat de la «concertation», promettant de mettre davantage dans le coup les différents membres de la communauté universitaire.


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jadis - par Gérard Lépine
Le vendredi 27 avril 2007 09:00

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