Jeux olympiques de Pékin 2008 - Taïwan refuse de participer au relais de la flamme

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AP
Édition du vendredi 27 avril 2007

Mots clés : flamme olympique, Jeux olympiques de Pékin 2008, Jeux olympiques, Sport, Chine (République populaire) (Pays)

Dévoilée hier, la torche olympique en aluminium de 72 cm et 985 g représente un rouleau de parchemin sur lequel figure un motif traditionnel chinois, le «nuage de la chance».

Photo: Agence France-Presse

Pékin -- Les organisateurs des Jeux olympiques de Pékin 2008 ont présenté hier un projet grandiose pour le parcours de la flamme olympique mais se sont tout de suite retrouvés pris au piège d'une controverse sur le passage de la torche sur le sol de leur rival politique Taïwan.

Quelques heures après la présentation de ce qui doit être le plus long relais de l'histoire olympique -- un parcours de 137 000 kilomètres et de 130 jours à travers cinq continents et une escale au mont Everest -- Taïwan a refusé d'en faire partie.

«Ce parcours est un parcours national qui constitue une tentative de dévaloriser notre souveraineté», a déclaré Tsai Chen-wei, le président du Comité olympique taïwanais. «C'est quelque chose que le gouvernement et le peuple ne peuvent pas accepter.»

Lors d'une cérémonie à Pékin en présence de hauts dignitaires du parti communiste chinois et du Comité international olympique (CIO), les organisateurs des JO avaient annoncé que la flamme, à la fin de son périple, irait de Ho Chi Minh ville à Taïpeï, la capitale de Taïwan.

Parmi les étapes chinoises, figure un autre lieu sensible, le Tibet et le mont Everest.

Quatre militants américains ont été détenus par les autorités chinoises mercredi sur l'Everest après avoir déployé une banderole réclamant l'indépendance du Tibet.

Taïwan et Pékin, ennemis depuis la sécession de l'enclave il y a 58 ans, ont négocié pendant des semaines le trajet de la flamme.

Des responsables du Parti démocratique et progressiste (DPP), au pouvoir à Taïwan, avaient déclaré ces derniers jours qu'un parcours reliant Taïwan à Hong Kong ne serait pas acceptable car il nourrirait le désir de la Chine de faire apparaître que l'île était rattachée au continent.

Hier, des membres du gouvernement ont cependant refusé de confirmer que la position du DPP était définitive, insistant sur le fait qu'aucune décision finale sur le parcours du relais de la torche n'avait été prise.

Pékin espère que le relais de la flamme servira ses revendications à la fois sur Taïwan et le Tibet. Son thème sera «Un voyage en harmonie», et son slogan, «Allumer la passion».

«Lorsque les gens suivent la flamme le long du parcours du relais, ils sont toujours touchés par la magie de l'olympisme. Il y a une ambiance de fête unique partout où passe la flamme olympique, les foules acclamant les relayeurs avec enthousiasme», a déclaré le président du CIO, Jacques Rogge. «L'expérience reste dans les mémoires de tous ceux qui l'ont vécue. Je suis convaincu que le relais de la flamme des Jeux olympiques de 2008 à Pékin laissera de nombreux souvenirs extraordinaires et fera à nouveau rêver les populations du monde entier.»

La torche olympique qui sera utilisée pour transporter la flamme autour du monde, depuis Olympie jusqu'au stade national de Pékin, a également été dévoilée lors de la cérémonie. La conception de la torche tient compte de l'héritage artistique et des connaissances technologiques de la Chine. La torche en aluminium de 72 cm et 985 g représente un rouleau de parchemin sur lequel figure un motif traditionnel chinois, le «nuage de la chance».

La torche, qui passera notamment par Paris, San Francisco, Buenos Aires, Dar es Salaam, Islamabad et la capitale de la Corée du Nord, Pyongyang, enflammera le chaudron olympique lors de la cérémonie d'ouverture des JO le 8 août 2008.


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