Charkaoui insiste

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PC
Édition du jeudi 26 avril 2007

Mots clés : Stockwell Day, Adil Charkaoui, Justice, Québec (province), Canada (Pays)

Ottawa -- Adil Charkaoui, qui a été détenu pendant 21 mois en vertu d'un certificat de sécurité, demande au gouvernement fédéral de revoir son dossier en profondeur et aussi de blanchir son nom.

M. Charkaoui soutient que de nouvelles informations permettent de conclure que la preuve contre lui a été inventée de toutes pièces. Il s'appuie principalement sur une lettre publiée par Le Journal de Montréal la semaine dernière et dans laquelle le terroriste Ahmed Ressam reconnaît avoir fourni de faux renseignements aux autorités.

M. Ressam est détenu aux États-Unis. Il serait à l'origine des soupçons envers Adil Charkaoui. Il n'a toutefois jamais pu être interrogé à ce sujet. Les aveux récents de M. Ressam ne semblent pas émouvoir outre mesure le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, qui a indiqué qu'il n'était pas question de rouvrir le dossier de M. Charkaoui, en dépit des récents événements.

Pour le ressortissant d'origine marocaine, l'attitude de M. Day est méprisante et incompétente. À son avis, il existe assez d'indications que l'enquête sur lui a été bâclée pour justifier une réévaluation. C'est ce que pensent les partis d'opposition, qui avaient tous délégué un représentant à la conférence de presse de M. Charkaoui. Le Bloc québécois a d'ailleurs indiqué qu'il allait «continuer à mettre de la pression» sur le gouvernement pour l'inciter à agir.


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