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LE LAVEMENT DE CERVEAU

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Philippe Champagne
Envoyé Le mardi 24 avril 2007 16:00



Vous ne réussirez pas à me programmer à féliciter l'OTAN pour ce qu'elle fait en Afghanistan. Tant de gens l'ont dit que durant une guerre c'est la vérité qui en prend le plus, et je ne suis pas loin de souscrire à leur jugement de valeur.

Sous le masque de l'éducation de masse, ce qu'y font les États-uniens, somme toute, c'est du lavage de cerveau à grande échelle.

Ils sont passés maîtres depuis Goebbels dans l'art de la propagande, d'autant plus que le néo-conservatisme chez eux a pris place dans des universités issues de la pensée nazie d'époque.

Ils sont en train de se fabriquer des afghans consommateurs de leurs biens, et le seul intérêt qu'ils exercent dans le coin est de nuire à l'influence de la Fédération de Russie dans le transbordement de leur pétrole via le pipeline qui traverse le territoire.

Comment l'Organisation du Traité d'Atlantique Nord va préparer sa stratégie, sachant que le frère d'Hamid Karzaï, président de l'état, est l'entrepreneur de la collecte de 60% de l'opium en circulation dans le pays?

Comment installeront-ils dans le pays le même pouvoir en communications qu'est la
CENSURE?

Les États-unis aiment se penser pacifistes, mais ne le sont nullement. Non seulement belliqueux, ils sont souvent irresponsables.

Ainsi, durant la guerre du Vietnam, leurs bombes défoliantes ont handicapé des nourrissons au pays.

Il y a un lien incontestable à faire entre Hollywood et le Pentagone.

Après la défaite au Vietnam, Hollywood a abandonné le cinéma guerrier.

Un seul film, durant les années suivantes, a parlé guerre en faveur de la défense américaine: Les bérets verts...subventionnés par le Pentagone.

Le film de Francis Ford Coppola: Apocalypse now!... a été inspiré en 1979, avant l'avènement de Mikaël Gorbatchev, par la chasse à la sorcière communiste.

Après le Vietnam, le Pentagone s'est mis à censurer les scénarii portés à son attention par les producteurs hollywoodiens; la première guerre du golfe vit la censure de l'information.

Exemple: "Windtalkers" soumis à Philip Strub, en page 51, nous faisait voir un dentiste en train d'arracher les dents en or d'un prisonnier. Même si l'expérience avait été tirée de faits vécus par des marines dans la guerre du Pacifique, l'image a été censurée par le Pentagone.

C'est ainsi que l'armée américaine a toujours été partie prenante à la culture du mensonge.

Si les producteurs ne veulent pas amender un film, ils sont punis et doivent se rendre ailleurs pour avoir des avions par exemple, de guerre. Le Pentagone les soumet à un odieux chantage.

Or, le premier amendement de la constitution stipule les libertés de presse et de parole. La Défense a ainsi perverti le sens de la propriété, alors que les contribuables sont les vrais propriétaires du matériel militaire.

Comment réussiront-ils à faire avaler cela aux afghans pachtous et talibans?

C'est vrai que plus le mensonge est gros, plus il est facile à avaler.

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