Votre article décrit le problème de la propagande en territoire Afghan sous un éclairage efficace. Il nous laisse songeur sur l'avenir du rôle de l'OTAN et de l'implication du Canada au sein de cette force. Toute guerre, il est vrai, comporte une propagande de chaque clan et des infrastructures d'information et de désinformation dans une mesure raisonnable. Cependant ici, on s'étonne à constater que la structure propagandiste nous rapproche de celle de l'Allemagne de la seconde guerre mondiale. Le Lobby de l'armement démontre qu'il est prêt à s'investir beaucoup pour gagner la vrai guerre : celle de la propagande qui sert à justifier les investissements massifs de nos gouvernements en matière militaire. Le jeu en vaut la chandelle. Pour le peuple Afghan, l'acceptation du génocide politique des Talibans tombés en disgrâce face à l'administration Bush (passés d'alliés à ennemis) est un geste contre-nature puisqu'il décime des membres au sein des même familles. Aux États-Unis, la propagande de grandes chaînes telles que Fox est tolérée puisqu'elle fait partie des moeurs politiques de l'Empire (le système fabrique des anticorps à cette approche). Cependant, lorsque l'État Major américain transpose cette infrastructure en sol étranger, via l'OTAN, le contraste noir sur blanc, diminue la marge de manoeuvre de ceux qui voudraient nuancer parce qu'ils ne peuvent pas parler du rôle traditionnel des médias pour s'en excuser en territoire ou la tradition médiatique est presque nulle. C'est ainsi que se déploie au grand jour tout le système de manipulation des masses sans paravent, sans les filets pseudo éthiques habituels.
Comment le Canada peut-il en temps de paix, justifier la mort de nos citoyens dans un conflit dans lequel le seul intérêt est monétaire. Au seuil des grands cataclysmes environnementaux à venir dans lesquels nous aurons à secourir et re localiser des populations côtières entières, pouvons nous vraiment nous permettre de dépenser l'argent pour des chars d'assauts et des vies humaines pour des causes injustifiées qui ne servent qu'à contrôler les territoires des fournisseurs des grands cartels de la drogue à des fins non avouables.