Votre article laisse croire que le VIEUX clivage gauche droite est pure fantaisie véhiculées par les nostalgiques de la lutte des classes et je ne suis pas d'accord. Oui, la politique peut avoir des fins identiques, mais le débat doit porter sur les moyens mis en oeuvre. Et la il faut, en toute honnêteté et objectivité, conclure à des orientations radicalement différentes. C'est en tenant ce genre de discours que les citoyens ne vont plus voter. Le candidat centriste a permis aux électeurs de la droite modérée de s'exprimer, contre les orientations racistes et discriminantes de Sarkosy. Cela dit, ils sont des électeurs de droite. La seule chance de Royal est de les atteindre au coeur et d'interpeler leur penchant humaniste. Candidat caméléon, Sarkosy va certainement aussi essayer de le faire. Véritable girouette politique, il n'en est pas a son coup d'essai (voir élections de 1995 où il soutenait Balladur, contre Chirac). Ce qui compte pour lui, c'est la place, et pour cela il est pret a tout donc, il ratisse large. Chez LePen au premier tour, et chez Bayrou au deuxième, pas de problème, pas d'état d'âme. Une fois élu pour cinq ans, il n'en aura pas non plus et mènera une politique néolibérale, dans le sillage des Bush, Harper et Charest. Royal aussi veut la place mais elle s'inscrit dans une ligne sociodémocrate. c'est pas le Pérou, mais c'est la paix.