La violence reprend dans les Territoires palestiniens
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Bande de Gaza -- Des militants du Hamas ont appelé hier à la reprise des attaques contre Israël hier après la mort de neuf Palestiniens au cours du week-end dans les Territoires. Il s'agit des violences les plus meurtrières depuis le cessez-le-feu conclu en novembre avec l'État hébreu dans la Bande de Gaza.
«Les directions arabes et palestiniennes devraient évaluer les contacts avec le gouvernement d'Olmert et reconsidérer ces contacts et ses réunions», a affirmé Abou Hakim Alouad, porte-parole du Fatah, lors d'une conférence de presse à Gaza. «Israël sabote les efforts faits par le président pour maintenir le calme et pour renforcer le cessez-le-feu.»
Pour sa part, Faouzi Barhoum, porte-parole du Mouvement de la résistance islamique, a exhorté les Palestiniens à se préparer à une nouvelle confrontation. «Le sang de notre peuple n'est pas bon marché», a-t-il dit dans un communiqué envoyé par télécopie à l'Associated Press. «Par conséquent, nous appelons [l'aile armée du Hamas] et les groupes de résistance palestiniens à être unis», «à recourir à tous les moyens possibles de résistance et à riposter aux massacres».
Neuf Palestiniens ont été tués depuis samedi en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, dont deux militants et un jeune de 17 ans, tués hier en Cisjordanie. Les deux activistes ont péri lors d'un raid de Tsahal à Naplouse, et l'adolescent dans un village près de Ramallah. Selon des responsables palestiniens, il jetait des pierres sur une patrouille israélienne quand il a été abattu. D'après Tsahal, les soldats ont ouvert le feu alors qu'il allait jeter une bombe incendiaire sur une Jeep de l'armée.
Dans cette nouvelle vague de violences enregistrée au Proche-Orient, une attaque à la roquette a été lancée par des activistes palestiniens contre Sderot, dans le sud d'Israël: une maison a été endommagée mais aucune victime n'est à déplorer.
Les autorités israéliennes ont justifié ces meurtres dans le cadre des opérations menées pour réduire le nombre d'attentats contre les Israéliens. Miri Eisin, un porte-parole de M. Olmert, a ainsi déclaré qu'Israël «tend vers la paix», tout en «combattant toujours contre le terrorisme».
Mais ces violences menacent un cessez-le-feu observé depuis novembre par Israël et les militants palestiniens dans la Bande de Gaza. Des responsables palestiniens ont également souligné qu'elles compromettaient leurs efforts visant à étendre la trêve à la Cisjordanie.
Le gouvernement d'union palestinien, qui comprend le Hamas, a appelé à une extension de la trêve, alors que des représentants du Mouvement de la résistance islamique au sein du gouvernement ont tenté de se distinguer des déclarations de l'aile militaire du groupe.
Ghazi Hamad, porte-parole du premier ministre Ismaïl Haniyeh du Hamas, a refusé de commenter le communiqué du Hamas diffusé hier, affirmant qu'il ne l'avait pas encore lu. Cependant, le gouvernement «condamne les crimes et les massacres» qui «reflètent la politique d'Israël d'agression militaire», a-t-il dit.
Il a jugé que les affrontements prouvaient que le premier ministre israélien Ehoud Olmert «induit en erreur le public quand il parle» de son souhait d'aboutir à un «règlement pacifique» avec les Palestiniens.
Dans d'autres violences qui ont eu lieu hier, quatre Palestiniens ont été tués à Gaza, deux dans une fusillade ayant opposé des membres d'une même famille dans le nord de Gaza, et deux autres qui auraient été victimes de balles perdues tirées par des criminels, selon des responsables de la sécurité.

