Réfection de l'église unie St. James: l'entrepreneur est en faillite
Mots clés : entrepreneur, église unie St. James, Faillite, Économie, Montréal

Photo: Pedro Ruiz
Partage équitable
«Il va de soi qu'un partage équitable et juste des coûts excédentaires avec nos trois partenaires nous permettrait de rétablir notre situation et conséquemment d'en faire profiter nos créanciers», disait hier M. Sauvé par voie de communiqué. Il attribue les coûts excédentaires à des pertes de revenus de location qui devaient être générés dans un immeuble adjacent à l'église et dont celle-ci est propriétaire, à une augmentation des frais bancaires et à d'autres «embûches imprévisibles», comme la découverte de cinq tunnels reliant l'église à l'immeuble adjacent, ce qui a entraîné des dépenses supplémentaires importantes pour compléter les travaux prévus.
Jusqu'à maintenant, le montant excédentaire de 2,2 millions a été entièrement «épongé» par L. M. Sauvé, ce qui a plongé l'entreprise dans une situation financière précaire. Des sous-traitants se sont plaints de n'avoir jamais été payés et se retrouvent également dans une situation financière embarrassante.
Au départ, ce projet avait été lancé en grande pompe par quatre ministres, soit Monique Jérôme-Forget, Line Beauchamp, Jean-Marc Fournier et Jacques Chagnon, qui le présentaient comme un PPP, c'est-à-dire un partenariat public-privé, ce qui n'était pas vraiment le cas, soutient M. Sauvé.
Celui-ci n'a pas donné de détails sur la proposition qu'il entend faire lors de l'assemblée avec les créanciers, mais il dit souhaiter ardemment en arriver à une entente acceptable, parce que L. M. Sauvé n'envisage aucunement de cesser ses activités et désire maintenir intacte sa réputation de «grand maçon», ce qu'il a été depuis la fondation de l'entreprise, il y a 53 ans. Plusieurs travaux sont d'ailleurs en cours présentement.
L'église unie St. James regroupe depuis 1925 les fidèles des Églises méthodiste, presbytérienne et congrégationaliste. Cet immeuble a été classé monument historique en 1980. Cette église avait été inaugurée le 16 juin 1889 et était alors un temple méthodiste. Vers 1920, des difficultés financières ont forcé la communauté à louer l'espace en face de l'église, où des magasins furent érigés, cachant du même coup sa très belle façade néogothique. Les travaux de restauration effectués grâce au contrat donné à L. M. Sauvé lui ont redonné son allure originelle.
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Titre à modifier - par Charles Maurice
Le samedi 21 avril 2007 05:00

