Marchés boursiers - Le Dow Jones s'approche des 13 000 points
Mots clés : pétrole, Dow Jones, Marchés boursiers, Économie, États-Unis (pays)
Grâce à un regain du cours du pétrole, la Bourse de Toronto est repartie à la hausse, hier, et le S&P/TSX a avancé de 90,01 points, à 13 664,71.
Aux États-Unis, de bons bilans trimestriels ont favorisé les indices. Caterpillar, qui fabrique de la machinerie pour la construction, a pâti du marasme de la construction domiciliaire aux États-Unis mais la société -- une constituante du Dow Jones -- a quand même revu à la hausse son aperçu. Les scores trimestriels de Google, sortis tard jeudi, ont aussi donné un ton positif à la séance.
Le dollar canadien a repris son ascension, avec un solide gain de 52 centièmes, à 89,05 ¢US.
À la cote new-yorkaise, le brut de référence a grimpé de 1,55 $US, à 63,38 $US le baril, face à une situation géopolitique tendue, cette fois-ci au Nigeria, un important pays producteur où l'élection présidentielle a lieu aujourd'hui, précédée de violences qui ont fait au moins 49 morts depuis le 14 avril. De plus, des équipes de travailleurs du pétrole y ont subi des attaques.
Ainsi, dopée par les profits des grands groupes américains au premier trimestre, Wall Street est remontée à des niveaux records, son indice vedette, le Dow Jones, s'approchant même du seuil inédit des 13 000 points, alors que de nombreux résultats doivent encore être publiés.
Sur la semaine écoulée, l'indice des 30 valeurs vedettes, le Dow Jones, a engrangé 2,8 % pour terminer hier à 12 961,98 points, un record de clôture. L'indice composite du Nasdaq a quant à lui gagné 1,4 % sur la semaine, pour clôturer à 2526,39 points. L'indice élargi Standard and Poor's 500 (SP 500) a enfin avancé de 2,2 %, finissant la semaine à 1484,35 points.
L'indice des 30 valeurs vedettes de la cote américaine a terminé en hausse à 15 reprises sur les 16 dernières séances et évolue désormais à des niveaux records. Le SP 500 lui est à son plus haut depuis plus de six ans et à une cinquantaine de points seulement de son record historique, atteint en mars 2000.
Lors de la semaine écoulée, «le marché a progressé sur fond de résultats étonnamment robustes», a souligné Owen Fitzpatrick, analyste à la Deutsche Bank. «Si nous continuons à voir le type de résultats que nous avons eus jusqu'à présent, je pense que le marché va monter un peu plus encore la semaine prochaine.»
Selon M. Fitzpatrick, les indicateurs macro-économiques devraient être éclipsés par les résultats. «Je pense que nous reviendrons à un marché dominé par les chiffres économiques à la fin de la saison des résultats. L'environnement sera alors plus difficile pour le marché car les derniers chiffres indiquaient un ralentissement de l'économie.»
Dernière incertitude: le dollar. Il décline régulièrement face aux principales devises et s'approchait de son plus bas historique face à l'euro hier, évoluant autour de 1,36 $US pour un euro. «La faiblesse du dollar est une bonne chose, selon nous, car il réoriente la demande d'une Europe forte vers des États-Unis faibles, mais les taux de change semblent avoir moins d'impact sur l'économie que par le passé», ont souligné les analystes de la banque Lehman Brothers.

