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La politique qui manipule la science

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Bernard Larose (bernard.larose@usherbrooke.ca)
Envoyé Le vendredi 20 avril 2007 13:00



Il serait intéressant de voir qui a financé cette soi-disant étude. Si on remonte la chaine, je suis sur que nous allons tomber sur des firmes de relations publiques au service des grandes compagnies pétrolières. La même chose s'est déroullé aux États Unis où il a été démontré que des études avaient été "commandés" par Exxon Mobil pour délibérément réfuter les donnés scientifiques concernant le changement climatique. Il s'agissait d'une campagne de désinformation de la même ampleur que celle lancée par les compagnies de tabac au sujet du cancer du poumon.

Il est curieux de voir que le Ministre Baird ne parle pas des études possédant beaucoup plus de crédibilité que la sienne et qui adoptent une position contraire. L'automne dernier, le rapport de Nicolas Stern commandé par Tony Blair faisait état des coûts reliés à l'inaction concernant le changement climatique. L'ancien économiste en chef de la Banque Mondiale avait chiffré ce coût à 7 trillions de dollars à l'échelle mondiale, soit 20% du PIB mondial. Un coût nettement supérieur à toutes celles des grandes guerres et récessions que nous avons subis par le passé. Nous devons décider à quelle opinion nous voulons nous fier: celle d'un ancien économiste en chef de la Banque Mondiale ou celle du Ministre Baird, avec toute son expertise sur le sujet...et qui ne possède même pas assez d'honnêteté pour dévoiler ses sources.

Nous sommes en présence d'une autre situtation où la politique tente de manipuler la science. Il est honteux que notre gouvernement s'engage dans la voie de la malhonnêteté intellectuelle.

Pendant que des pays comme la Norvège et la Suède formulent des objectifs clairs dans le but de devenir "carbon neutral" à moyen terme, notre gouvernement s'engage dans la voie opposé. Cela est très embarassant sur le plan international.

Une chance qu'il existe des gens comme David Suzuki, Elizabeth May et Harvey Mead (pour ne nommer que ceux là), qui nous rapportent les faits de manière objectifs et qui mettent de la pressions sur nos gouvernements afin que les bonnes décisions soient prises.

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