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Une révolution écologique est possible et nécessaire

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Jacqueline Loiselle (bonmarc@videotron.ca)
Envoyé Le vendredi 20 avril 2007 10:00



Pour les néolibéraux doctrinaires, au service de l'industrie pétrolière, les objectifs de Kyoto ne sont atteignables que par le recours aux mécanismes de marché, c'est-à-dire par une récession malthusienne provoquée par une brutale hausse du prix du pétrole.

Pour les néolibéraux pragmatiques, au service des transnationales financières et manufacturières, le nouveau marché des droits de polluer -- dorénavant non seulement les "biens" et services auront un prix, mais aussi les "maux" -- et le soi-disant "mécanisme de développement propre" de Kyoto permettent aux transnationales de continuer de salir leur arrière-cour pour soutenir leur mondialisation des marchés et leur pénétration du marché chinois et autre.

Pour les anti-libéraux, la crise du climat est l'occasion vitale de la substitution de la conservation de l'énergie, de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables à l'énergie fossile et à l'hydro-électricité ; de la substitution des transports publics électrifiés à l'automobile individuelle ; de l'urbanisme convivial à densité moyenne et mixité des fonctions aux banlieues de maisons unifamiliales.

C'est là une révolution, j'en conviens, mais elle est nécessaire rapidement pour sauver l'humanité de la guerre écologique, aujourd'hui du pétrole, demain de l'eau, qui sera une troisième guerre mondiale autrement plus meurtrière que les deux premières. La première tâche de cette révolution, à la fois écologique et sociale, c'est l'expropriation des transnationales par une mobilisation populaire de grande ampleur.

Marc Bonhomme

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