Les anglophones se sentent trahis
Mots clés : Jean Charest, trahison, anglophones, Ministère, Gouvernement, Québec (province)
Jean Charest a nommé une seule des leurs au conseil des ministres

Photo: Jacques Nadeau
«On nous tient pour acquis», estime la mairesse de Westmount, Karen Marks. «On a toujours eu une représentativité quand on était avec un gouvernement libéral et, oui, c'est un changement. C'est difficile de croire que ça n'a pas été pensé du tout, que c'est une erreur qui s'est produite.»
Les libéraux, qui ont gagné haut la main dans leurs forteresses de l'ouest de l'île de Montréal aux dernières élections, ont tout de même perdu plusieurs dizaines de milliers de voix, a souligné Mme Marks. La mairesse a cité l'exemple de la circonscription de Jacques-Cartier, où la majorité de l'indélogeable Geoffrey Kelly a fondu de près de 10 000 voix. Ce député a obtenu un pourcentage des votes de 18 points moins élevé qu'en 2003 même s'il a recueilli 70 % des suffrages.
Alors que le gouvernement Charest est minoritaire, l'Action démocratique du Québec pourrait maintenant constituer un choix possible pour les anglophones, croit-elle. «Avant, on n'avait qu'un choix. Avec l'ADQ, ça ouvre une autre porte», a-t-elle dit, précisant que Mario Dumont devra tout de même expliquer clairement aux anglophones ce qu'est l'autonomisme. «Parmi les anglophones, il y avait une méfiance.»
En outre, les électeurs ont tendance à voter pour un parti qui a des chances de prendre le pouvoir. «Il n'y avait personne qui pensait que l'ADQ pouvait gagner. Ce n'est plus le cas», a-t-elle fait valoir.
Dans son éditorial d'hier, le quotidien The Gazette a réagi avec colère à la composition du conseil des ministres arrêtée par M. Charest. C'est une «insulte aux anglophones», écrit le journal, «une gifle méprisante envers les anglophones et les allophones qui lui ont permis de demeurer en poste».
Pour sa part, le député de D'Arcy-McGee, Lawrence Bergman, profondément déçu, panse ses plaies après avoir perdu son portefeuille du Revenu. Il a indiqué hier qu'il entendait «travailler d'arrache-pied comme député à l'Assemblée nationale pour être une autre voix pour la communauté anglophone du Québec».
Au cabinet du premier ministre Charest, son attaché de presse, Hugo d'Amours, a précisé hier que les anglophones n'ont pas de représentants attitrés au sein du conseil des ministres mais que les députés de leur circonscription, souvent des francophones, sont chargés de les représenter. «C'est un cabinet de 18. On a dû faire des choix. C'est un exercice difficile qui ne rend pas tout le monde heureux», a-t-il plaidé.
Vos réactions
Pauvres anglos - par Francois Perron
Le vendredi 20 avril 2007 17:00
Est bien fou du cerveau... - par Michel Thibault
Le vendredi 20 avril 2007 12:00
Les Anglos devraient présenter des candidats !!! - par Hubert Graton
Le vendredi 20 avril 2007 11:00
Libéral rouge teindu... - par Valdor Lagacé-Gallant
Le vendredi 20 avril 2007 11:00
La gratitude des libéraux - par Mario Bruyère
Le vendredi 20 avril 2007 11:00
et les autres? - par Albert Descoteaux
Le vendredi 20 avril 2007 09:00
Yippie!! Yahou!!! - par Zach Gebello (gebe@tlb.sympatico.ca)
Le vendredi 20 avril 2007 08:00
NOTRE MONORITÉ SOUFFRANTE A SA PROTECTRICE - par Gilles Bousquet
Le vendredi 20 avril 2007 07:00

