Vos réactions

Quand la solution fait partie du problème, il faut tout repenser.

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Richard Dupuis
Envoyé Le vendredi 20 avril 2007 12:00



Si un fonctionnaire, que ce soit de l'aide sociale, ou de tout autre domaine, prend une décision donnée, il dira tout simplement qu'il ne fait que suivre la réglementation en place. Or, cette réglementation, quel que soit le ministère, est d'une lourdeur décourageante. Si l'on regarde tout cela d'un point de vue économique, plus de lourdeur administrative requiert plus de personnel, donc coûte plus cher. Si le budget est maintenu à son état actuel, et que plus de personnel est requis, il en reste moins à consacrer à la cause comme tel.

En clair, plus il y a de règlements contraignants, plus il faut de fonctionnaires pour faire des enquêtes, et moins il reste d'argent pour les besoins réels des assistés sociaux. Il faudrait une réforme en profondeur, mais pas en ajoutant des objectifs nouveaux au système actuel. On devrait faire table rase, et tout recommencer au point de départ, à savoir que l'aide sociale est une aide ponctuelle de dernier recours pour aider une personne à retrouver le chemin de l'autonomie. Les points principaux de cette réforme devraient être les suivants:

- Une limite dans le temps. Un lecteur parlait de deux ans, dans son commentaire, mais je mettrais plutôt une durée de l'assistance de cinq ans.

- Une réelle prise en charge de la personne. La personne ne sera pas laissée à elle-même avec un chèque; elle se verra fournir un encadrement complet, comprenant une formation adéquate qui lui permettra de réintégrer le marché du travail, ou encore de lancer sa propre entreprise.

- Un suivi de la situation. Une fois la formation terminée, la personne fera un suivi de sa situation afin de faire les ajustements nécessaires à la poursuite de sa nouvelle réussite.

- Une participation interactive. Une fois la personne à nouveau sur le chemin de l'autonomie, celle-ci pourra apporter sa contribution et son expérience afin d'aider d'autres personnes qui entreprendront des démarches similaires.

Avec de tels objectifs, on pourra véritablement parler de "solidarité sociale".

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com