Ça couple le souffle de lire comment en 2007 l'"État", au nom de la société, traite toujours comme des criminels des citoyens dans le besoin. J'ai été député en Ontario pendant onze ans et j'ai toujours combattu cette philosophie des gouvernements successifs qui calent encore plus creux des personnes ayant plutôt besoin d'un coup de pouce. J'espérais toujours voir une amélioration dans l'attitude de la machine infernale de l'État, mais la situation s'est empirée. L'égoisme individuel et collectif reflété dans la philosophie de l'État, laisse de côté de nombreux concitoyens. L'écart entre riches et pauvres s'agrandit mais personne n'ose faire le premier pas pour essayer de corriger cette grave injustice sociale. Les partis politiques dits "traditionnels" ne veulent aucunement adresser ce grave problème social. Selon eux, ce n'est pas politiquement rentable de s'occuper des "pauvres". D'où l'émergence de Québec Solidaire et autres regroupements de gens qui en ont ras le bol. Pas surprenant. Mais nous allons tous payer très cher notre indifférence collective, peu importe où nous vivions. Le coût des correctifs à apporter est toujours plus grand que l'investissement dans la prévention de situations de misère.
Y a-t-il quelqu'un au haut de la chaîne de commandement capable de prendre la décision d'arrêter ce harcèlement de ceux qui n'ont pas accès aux moyens de se défendre et qui ne devraient pas avoir à subir des décisions aussi injustes?
Où s'en va-t-on comme société ? L'autobus de l'humanité dévale la côte, sans chauffeur à bord.