Les retraités veulent être entendus par la Caisse de dépôt
Mots clés : BCE, Caisse de dépôt, retraités, Investissement, Québec (province)

Photo: Jacques Nadeau
Siège social
Une telle mainmise par Teachers a tôt fait d'alimenter les craintes d'assister à un déménagement du siège social de Bell vers Toronto. «BCE est un acteur important du développement économique du Québec. Il faut s'assurer que le siège social reste à Montréal, que BCE continue à produire de la richesse au Québec», a renchéri Luc Vallerand.
Teachers a tenu à dissiper les doutes. En réaction à un éditorial du Devoir, la directrice des communications du deuxième gestionnaire de caisse de retraite en importance au pays, Deborah Allan, a voulu se faire rassurante. «J'affirme sans équivoque que si le Régime [de retraite des enseignants de l'Ontario] faisait partie d'un consortium d'investisseurs dans l'acquisition de BCE, nous assurerons que le siège social demeurera à Montréal», a-t-elle écrit dans un courriel.
«BCE est un dossier que nous suivons. Mais, dans un sens plus large, nous pensons que l'AQRP doit faire valoir sa vision», une vision qui comprendrait une Caisse de dépôt intervenant plus directement. «La Caisse est un outil collectif de développement économique», a ajouté M. Vallerand.
Avec ses 22 000 membres, l'AQRP se définit comme la principale association indépendante abritant l'ensemble des retraités des secteurs public et parapublic au Québec. Elle se positionne également comme la représentante de la portion retraitée d'un groupe détenant 37 % des dépôts à la Caisse, par l'intermédiaire du RREGOP et du Régime de retraite du personnel d'encadrement (RRPE). À ce titre, et compte tenu de ce poids, «les retraités constituent un actif et non un passif pour le Québec. On pourrait avoir notre mot à dire dans l'exercice du mandat de développement économique du Québec. On pourrait influencer la politique de placement» de la Caisse, a ajouté Luc Vallerand.
Outre un interventionnisme plus direct, le directeur général fait ressortir d'autres priorités, telles que l'investissement éthique ou encore l'investissement équitable du point de vue intergénérationnel.
L'institution québécoise a pourtant déjà consulté ses déposants, un à un, afin d'adopter une politique de placement dédiée, personnalisée. «Nous avons un comité de retraite au sein de la CARRA [Commission administrative des régimes de retraite et d'assurances], mais nous n'avons pas été consultés directement», a-t-il souligné. De plus, si le syndicat est représenté au sein du conseil d'administration de la Caisse, «pourquoi les retraités n'y sont-ils pas? Pourquoi ne disposent-ils pas d'un espace public pour faire entendre leur opinion sur les choix d'investissement de la Caisse?», se demande le directeur général de l'AQRP.
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retraités,bce,...etc. - par yves archambault
Le mercredi 18 avril 2007 11:00

