Procès Black: Atkinson aurait vérifié les règles
Mots clés : Conrad Black, Peter Atkinson, Média, Justice, Canada (Pays), États-Unis (pays)
Chicago -- Peter Atkinson, un des coaccusés de Conrad Black, était si déterminé à respecter les règles qu'il a «dépensé une somme considérable» pour vérifier si les paiements de non-concurrence au coeur du procès devaient ou non être déclarés publiquement, a dit son avocat hier.
Me Schachter a laissé entendre que la décision de son client de retenir les services de Cravath, à raison de 400 $US ou 600 $US l'heure et au moment où Torys conseillait déjà Hollinger International dans le cadre de cette transaction, démontre qu'il tentait de s'assurer que l'entreprise agissait correctement.
La décision d'Atkinson de retenir formellement les services de Cravath aurait été motivée par une lettre envoyée en 2001 par ce cabinet à Atkinson et Mark Kipnis, un autre coaccusé de Black. «Il n'est pas juste de dire que nous "acceptions et [étions d'accord]" avec l'affirmation que les paiements ne devaient pas être déclarés en vertu de la loi américaine», a écrit un des principaux avocats de Cravath, William Rogers, dans la lettre en question. «Nous ne disposons pas de suffisamment d'informations pour nous prononcer sur cette question.»
La poursuite prétend que Black et ses coaccusés ont illégalement empoché des paiements d'une valeur de 60 millions $US qui auraient plutôt dû être redistribués aux actionnaires. Black est aussi accusé d'avoir refilé à Hollinger une note de 20 millions $US en dépenses personnelles.

