Un autre pas vers une force de maintien de la paix - Khartoum accepte la présence d'hélicoptères de l'ONU au Darfour
Mots clés : ONU, Khartoum, Soudan (pays), États-Unis (pays)

Photo: Agence Reuters
Dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU, l'ambassadeur soudanais aux Nations unies annonce, «sur instructions de [son] gouvernement», que Khartoum approuve «la composante hélicoptère» du plan. Le Soudan s'opposait jusqu'alors à ce que six hélicoptères d'attaque soient intégrés au dispositif de renfort de l'ONU.
«Le Soudan espère sincèrement que l'application de ce plan de soutien lourd se déroulera avec diligence», ajoute Abdelahaleem dans sa lettre à Ban Ki-moon.
«C'est un signal très positif», a réagi le diplomate sud-coréen. «L'Union africaine et moi avons l'intention d'agir très rapidement.»
Le chef de la diplomatie soudanaise, Lam Akol, avait annoncé dans la journée que les autorités n'avaient plus d'objection au déploiement de ces hélicoptères, conformément à l'engagement pris en novembre. «Je peux désormais dire que le Soudan a donné son accord complet à tout ce qui a été évoqué à Addis-Abeba, ouvrant la voie aux prochaines étapes; nous pouvons donc dire que nous avons surmonté le problème de la mission de maintien de la paix au Darfour», a-t-il déclaré.
Selon l'agence de presse saoudienne SPA, l'accord intervenu entre le Soudan, l'ONU et l'UA a été négocié à Riyad lors du sommet arabe qui s'y est tenu fin mars.
Mais l'ambassadeur des États-Unis à l'ONU, Alejandro Wolff, a mis en garde: «Nous avons appris depuis longtemps à ne pas prendre ses lettres pour argent comptant.»
En visite à Khartoum, John Negroponte, secrétaire d'État adjoint américain, avait jugé dans la journée que cette force «hybride» était essentielle au succès de l'accord de paix que les autorités soudanaises ont conclu en 2006 avec l'un des mouvements rebelles du Darfour.
Le diplomate américain avait en outre estimé que les militaires africains devaient y être majoritaires et que son commandement devait revenir à l'un d'entre eux.
«Nous devons agir rapidement en faveur d'une force hybride de l'ONU et de l'UA avec une chaîne unique de commandement conforme aux règles et aux pratiques des Nations unies», avait-il souligné.
«Nous avons également reconnu et accepté que [...] la majorité au sein de ce contingent soit recrutée dans des pays africains et que le commandant de cette force des Nations unies et de l'Union africaine soit également issu d'Afrique.»

