Le fondateur du GSPC désavoue al-Qaïda au Maghreb

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Reuters
Édition du mardi 17 avril 2007

Mots clés : Al-Qaïda au Maghreb islamique, GSPC, Hassan Hattab, Algérie (Pays)

Hassan Hattab, fondateur du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), désavoue, dans une lettre publiée hier par un journal algérien, le virage ultraradical pris ces derniers mois par ce mouvement sous l'appellation «Al-Qaïda au Maghreb islamique» (AQMI).

AQMI a revendiqué le triple attentat suicide qui a fait 33 morts et 222 blessés mercredi à Alger, ramenant les Algériens aux heures sombres de l'insurrection islamiste déclenchée en 1992.

Hattab, qui reste influent dans les maquis islamistes, même si l'ex-GSPC est aujourd'hui conduit par Abdelmalek Droudkel, dénonce AQMI comme un «groupuscule qui cherche à transformer l'Algérie en un second Irak». Il «exhorte ses militants à abandonner le combat et à se joindre à la réconciliation» proposée par Bouteflika.

«Je suis en mesure de frapper fort ceux qui cherchent à ramener l'Algérie à son douloureux passé», les menace-t-il sans autre précision, en invitant le chef de l'État, de son côté, à «rouvrir le dossier de la réconciliation nationale et à en proroger la date limite».

Hattab fait allusion à l'amnistie offerte entre février et août 2006 aux anciens rebelles islamistes qui rendraient les armes dans le cadre d'une vaste réconciliation nationale visant à mettre fin à 15 ans d'insurrection islamiste.


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