Le gouvernement Harper ne semble même pas être prêt à mettre sur la table des prévisions à long terme du niveau total d'émissions de GES pour le Canada, en tenant compte de diverses hypothèses quant au développement des sables bitumineux. Le gouvernement ne veut pas dire à la population canadienne et au reste du monde que le statu quo et le fait de quadrupler ou de quintupler la production des sables bitumineux vont faire en sorte que les GES du Canada vont augmenter de façon très importante.
Le premier pas avant de contrôler ou de réduire les GES est voir et de dire où on s'en va si rien n'est fait. Il y a donc beaucoup à faire avant de faire ce premier pas.
Jean-Pierre Aubry
Économiste