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La certitude se peint sur le paysage du doute

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Sébastien Poirier
Envoyé Le dimanche 15 avril 2007 21:00



Le débat a légèrement dévié mais cela soulève tout simplement un problème de fond. L'on semble ne pas s'entendre sur les principes méthodologiques inhérents à la pratique de la science et la validation des concepts à travers le temps.

Le temps n'invalide pas les théories, seule l'expérience peut le faire.
Ceci dit, les concepts de la physique galiléenne et newtonienne ne sont aucunement invalidés par l'arriver, au 20ème siècle, de la physique quantique. Le principe d'incertitude d'Heisenberg explique ce qu'il explique et la théorie de la relativité générale de même. Le principe d'incertitude n'invalide pas à lui seul l'ensemble du cadre de pensée propre à la méthodologie scientifique. La démarche qui la caractérise est loin d'être un système sans faille et c'est pourquoi la science est plus un choix qu'une voix vers une vérité absolue. Ce choix fait irrémédiablement apparaître le concept du libre arbitre mais ce dernier, en tombant dans le scepticisme, élimine toute la compréhension que peut apporter une telle conception de la science.

La Vérité est un concept à saveur métaphysique et je serais curieux de savoir comment atteindre cette Vérité.

La certitude se peint sur le paysage du doute : l'expérience invalide une théorie mais cette invalidation sera toujours la proie du doute qui caractérise l'esprit scientifique. Le scepticisme est un système de bouée très important mais s'en tenir à un seul cadre de pensée ruine l'évolution (qui n'inclue pas le progrès!) de la pensée scientifique et de la pensée en générale.

L'on peut évidemment choisir autre chose que la science et être dans la vérité mais la science à choisit d'atteindre la vérité par l'entremise d'une démarche qui utilise des concepts objectifs, ce qui la distingue de la poésie ou de la littérature sans toutefois invalider la vérité subjective qu'elles permettent d'atteindre.


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