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Un maire tellement sympathique
Le seul secteur ou le privé semble vouloir jouer un rôle moteur est celui du tourisme et du divertissement (ex. Cirque du Soleil), mais Montréal n'est pas Barcelone et il est naïf d'espérer y faire prospérer quoi que ce soit sans arrimage dans l'économie du savoir, des affaires et de la finance.
On aurait pu également citer l'exemple du projet de campus de l'UdM à Outremont : ou est la mairie? Le rôle du gouvernement municipal se limite t'il à avaliser d'un sceau négligent ce projet conçu sans aucune vision ni considération pour le tissu urbain environnant? On nous prêche ad-nauseam sur les transport publics, l'écologie urbaine, le développement durable, mais ou sont les projets qui matérialisent ces préoccupations?
On nous parle de propreté, mais pourquoi le volet répressif de cette initiative ne vise t'il que les propriétaires? Dans la plupart des grandes villes américaines, un flagrant délit de pollution de la voie publique est puni d'une amende de $500 à $1,000, pourquoi n'est-ce-pas le cas chez nous? Sans pénalités dissuasives, certains citoyens continueront à jeter leurs ordures à terre et les seuls proprios ne peuvent à eux seuls régler ce problème là.
Au final, le legs de l'administration Tremblay se limitera t'il à l'échangeur du Parc la réfection de l'autoroute Bonaventure, deux projets utiles en soi mais qui ne signalent aucune volonté de rupture avec la logique du « tout automobile »? Sans volonté politique de réformer l'écheveau paralysant d'une administration et d'une fiscalité municipale obsolètes, la mairie de Montréal est condamnée à demeurer une simple caisse de résonance pour groupement d'intérêts bien connectés... dans la capitale nationale.
