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Multiculturalisme n'égale-t-il pas paix et volupté?

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Marc Lavallée
Envoyé Le mercredi 11 avril 2007 08:00



Le multiculturalisme est peut-être un bien beau mot, mais ceux qui l'utilisent comme si il suggérait la paix et la tolérance sont dans la pensée magique. La coexistence culturelle est nécessairement conflictuelle, et il est facile de s'en servir pour promouvoir ses agendas politiques tendancieux, comme le font les intégristes de tout acabit et le populiste Dumont.

Ce qui est le plus difficile à intégrer dans notre société, ce ne sont pas certains immigrants récalcitrants ni les "de souches" du Québec profond, mais c'est la notion de laïcité; le Québec n'a pas terminé (ni même amorcé sur le fond) sa révolution tranquille. Tant qu'il ne considérera que les aspects économiques de son évolution, il laissera au second rang ce qui fait qu'il pourrait être solidaire et prospère aux plans culturels et moraux.

Il y a certains gestes que la société québécoise pourrait faire pour se brasser les puces, comme celui d'enlever le crucifix à l'assemblée nationale. Le repli identitaire des catholiques "de souches" en banlieu et en région, ainsi leur braquage envers des incidents anodins d'accomodements est très dangereux et ne fera qu'amplifier des malaises et des tensions inutiles. Un deuxième geste, plus significatif, serait de faire l'indépendance du Québec, pour se débarasser de lois fédérales qui sont innapropriés dans un Québec qui ne doit pas évoluer vers un communautarisme à l'américaine, ce qui le diluerait lentement mais sûrement dans l'enclave canadienne. À moyen terme, la situation actuelle pourrait sonner le glas de la nation québécoise et sa définitive "louisianisation".

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