Votre texte, monsieur Lafleur, est empreint de bon sens. On s'accommode de ceci et de cela à tous les jours, sans trop s'en rendre compte mais voilà que si les mêmes accommodements concernent des "étrangers" on les accuse de nous piétiner sur notre propre terrain alors que, dans l'ensemble, ils respectent les lois et ne demandent qu'à préciser leur espace vital. Certains médias et chroniqueurs montent en épingle quelques cas isolés de dérapage et voilà le bon peuple en Croisade contre les envahisseurs. Personne ne nous a demandé de cesser de prier; nous l'avons fait de notre propre choix. Pourquoi la prière (ou le voile) des autres devrait-elle nous irriter? Au contraire, nous devrions nous inspirer de ces gens pour qui la famille est soudée autour d'une vie riche de sens et de valeurs profondes. C'est notre vide qui s'indigne et craint tant de ferveur assumée. Il m'arrive de trouver cette société bien étouffante.