Vos réactions

Double standard

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Hermil LeBel (limreh3@yahoo.ca)
Envoyé Le samedi 07 avril 2007 07:00



Il faut savoir que la justice de cette province autorise maintenant et tout à fait ouvertement le principe du double standard à l'égard d'une catégorie ciblée de justiciables, les pères de familles. Lorsque ces derniers sont traduits devant les tribunes de justice sur la base d'allégations de violence domestique, sans enquête ni motif raisonnable, c'est uniquement après avoir refusé de signer des aveux sous la contrainte, le fameux 810.

À ce moment, les juges de la cour du Québec leur administrent un salmigondis de justice équivalant à celui autrefois servi à William Coffin. Les preuves, les faits, les témoins, les alibis ne signifient rien. Dès l'instant où un « suspect » est arraisonné, tout ce qui importe, c'est de sanctionner le crime allégué de manière à masquer l'abus de procédure, la violation des droits fondamentaux et les mesures d'exceptions livrées par les auxiliaires de la justice. Comme il se doit, les cours d'appels refusent de revisiter ces décisions et contribuent à dissimuler cette dimension cachée de la justice.

En outre, les allégations en matière criminelle servent de puissants leviers pour influencer le cours des procédures en droit familial qui surgissent invariablement dans le sillage de la violence domestique alléguée. Ces pratiques sont malheureusement le lot quotidien subi par un nombre croissant de pères de famille. Elles ne peuvent se dérouler sans bénéficier de la complaisance des intervenants, à commencer par celle des juges. C'est à se demander si ces condamnations injustes n'ont pas pour unique objectif de gonfler les statistiques, ces données étant fort utiles lorsque vient le temps de quémander des sous du trésor public.

Georges Dupuy, dans son livre paru chez VLB Éditeur en 2000 et intitulé « Coupable d'être un homme. Violence conjugale et délire institutionnel » a bien tenté d'alerter le public au sujet de ces pratiques, mais en vain. En 2003, le juge Jean-Louis Baudouin dans l'affaire Alain André précisait: [20] « On doit constater d'ailleurs, avec tristesse, qu'il est récemment devenu à la mode, dans certains dossiers matrimoniaux, d'accuser le conjoint de ce type d'infraction pour bonifier les chances de garde exclusive », sans rien changer. L'année suivante, une simple demande d'Accès à l'Information nous a permis de dévoiler publiquement l'imposture des 300 000 fausses victimes annuelles de violence domestique qui avaient pourtant justifié la mise en oeuvre de l'actuelle politique d'intervention en matière de violence conjugale à la source de ces malversations et jamais répudiée. Notons en passant que cette politique est davantage sexiste que Mein Kampf pouvait être raciste en ce sens qu'elle ostracise la moitié mâle de la population. Dans cette affaire, une enquête publique s'impose et les responsables de cette vaste fraude doivent rendre des comptes.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com