Mots clés : pardon, marche, vendredi saint, Montréal, Québec (province)
Photo: Jacques Nadeau
Le pardon: tous le voulaient hier, mais certains devront encore attendre avant de l'obtenir.
Alors que plusieurs centaines de fidèles ont participé à la traditionnelle marche du pardon du vendredi saint, entre le quartier Ahuntsic et le Vieux-Montréal, des manifestants membres du Comité des orphelins victimes d'abus (COVA) ont rappelé qu'ils attendent toujours des excuses de la part de l'Église québécoise pour les sévices dont ont souffert les «orphelins de Duplessis». Ces manifestants s'étaient postés près du parvis de la basilique Notre-Dame, où se terminait la grande marche du pardon, après sept arrêts de prière dans différentes églises de Montréal. «C'est tout ce qu'on demande à l'Église: des excuses, un grand pardon pour tout ce qu'on a vécu, a indiqué Lucien Landry, secrétaire du comité. Le gouvernement l'a fait, mais pas l'Église. Si le sens de cette marche est de demander pardon, ce serait là une bonne occasion pour l'Église de le faire.» La manifestation s'est déroulée pacifiquement, malgré quelques discussions animées devant la basilique.