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Pour une raie proportionnelle

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Philippe Champagne
Envoyé Le samedi 07 avril 2007 22:00



Voici que je m'étais demandé tout à coup si Le Devoir n'avait pas décidé de nous faire chanter, nous les membres seulement du Devoir électronique; je pensais - ils ont coupé les RÉACTIONS aux non-abonnés formels depuis une semaine - pour nous obliger à nous abonner...ce qui n'est pas donné à tous quand ça va chercher 100 $ + par année maintenant; je me suis même dit, voici que les pauvres n'auront plus droit de s'exprimer, et que seule la riche élite pourra le faire; aussi, je suis rassuré aujourd'hui, à la suite de l'article de monsieur Rioux, qu'on nous redonne notre droit de parole...Ou Le Devoir s'est dit que les réactionnaires qui leur écrivaient durant les élections, auront fait chavirer le vote. On sait que le parti québécois était favori par eux.

Ceci étant dit, un petit mot sur la proportionnelle idéale selon moi.

Il faut tout d'abord abolir 25 comtés au Québec, et ramener le nombre total de députés à 100 seulement. La proportionnelle serait tablée sur non plus un candidat, un chef, un parti... mais sur le nombre de suffrages exprimés en pourcentage de voix.

Ainsi, si dans les 100 comtés où les libéraux présentent des candidats - et ça s'appliquerait aussi pour un référendum -, le PLQ retire 30,8 % des suffrages exprimés, il a droit à 31 députés (la fraction arrondie à l'unité) et le chef du parti est automatiquement élu premier ministre si son pourcentage de voix dépasse seulement celui du 2e aspirant; il choisit ensuite parmi ses élus par la population les 30 candidats les plus prometteurs, le plus susceptibles qui par leur formation, leur éducation, de joindre l'Assemblée nationale; son conseil des ministres serait rapetissé d'autant. Il faut des chefs, mais aussi des Indiens.

Si l'ADQ recueillait 40,5 % des votes exprimés, mettons en 2008, il aurait droit à 40 députés...et à une demi-voix qui deviendrait celle du président de l'assemblée nationale qui serait le seul habilité à déclencher des élections ou non dans le cas d'un vote nez à nez sur une motion, un projet de loi ou autre...En comptant le président et les 100 législateurs élus, notre nouvelle assemblée nationale ne dépasserait pas 101 personnes; la tâche présidentielle relèverait plutôt de la fonction publique, comme ç'y est déjà le cas pour les pages et greffiers, en dedans d'un mandat fixe de 5 ans; bref, la tâche du président n'imposerait pas qu'il soit élu; il pourrait être désigné; le président élu ne serait pas nécessairement adéquiste; il n'aurait pas droit de vote sauf en cas de nez à nez (50-50) où il pourrait défaire le gouvernement. Il pourrait s'agir d'un notable de la société, sur appel par le chef du gouvernement à venir présider les destinées de la nation jusqu'au prochain scrutin; et si aucun des partis n'obtient un 0,5 %, même par exemple un parti vert, le chef du gouvernement choisirait qui il veut au même poste, parmi ses candidats élus, en lui disant bien qu'il n'a droit de vote qu'en cas de nez à nez, qu'autrement seuls les parlementaires ont droit de vote. À condition que les trois partis s'attellent à la tâche dès maintenant pour faire passer cette loi avant la fin de l'année je ne prévois pas que monsieur Charest y soit plus d'un an.

Il faut bien sûr que ceux qui se présentent aux élections sachent d'avance qu'il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus.

Nous en serions donc l'an prochain, à pareille date par exemple, à 40 députés adéquistes (incluant le chef ça va de soi pour servir de premier ministre); la majorité plus un ne serait plus nécessaire pour gouverner; les élections, dans ce cadre, auraient lieu à date fixe, après un quinquennat seulement.

Si le parti québécois recueille 28,1 % des voix au prochain scrutin, il aurait droit à 28 députés. Nous en sommes à 99 élus.

Si Québec solidaire recueille 0,6 % des suffrages,il pourrait y déléguer leur porte-parole, pour un total de 100 élus à l'auguste assemblée.

Le seul cas où le lieutenant-gouverneur en conseil serait obligé de dissoudre le parlement pour aller en élections avant terme le serait sur demande du président de l'assemblée nationale, et non plus du premier ministre.

J'espère que tout ça n'est pas trop obscur pour vous. J'y vois une piste de solution pour mettre fin au service périmé de la majorité absolue de 50 + 1...Celui qui aurait récolté le plus de votes à l'élection en termes de pourcentage de voix exprimées serait habilité à former le gouvernement ou à faire triompher son option lors d'un referendum.

Quant à y être, soyons donc modernes en mettant bas ce vieux système pourri du bipartisme britannique à l'anglo-saxonne. C'est la vocation du Québec sur cette terre, de devenir un phare sur le monde.

Et ceci se ferait même si 70 % seulement des électeurs se prévalent de leur droit de vote. Ce serait le gouvernement élu donc par 70 % des voteurs.

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