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Commission Royale d'Enquête sur l'Administration de la Justice

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Hermil LeBel (limreh3@yahoo.ca)
Envoyé Le vendredi 06 avril 2007 12:00



L'affaire des commandites nous illustre à quel point la justice de ce pays souffre de déliquescence avancée. Nous savons tous que de nombreux politiciens sont membres du barreau. Ce sont ces mêmes politiciens qui nomment d'autres membres du barreau à la magistrature. Et lorsqu'ils quittent leurs fonctions politiques, plusieurs d'entre eux retournent à la pratique du droit. Alors, lorsque le pouvoir législatif tente de nous faire croire qu'il existe un mur étanche entre le judiciaire et le politique, on nous prend pour des valises.

Dans ce contexte, faut voir comment le juge Gomery a écarté du revers de la main les affirmations solennelles de Benoît Corbeil, au sommet de la machine libérale au Québec, à l'effet que des avocats avaient été rétribué pour du bénévolat effectué pour le compte du PLC durant la campagne électorale de l'automne 2000, en accédant à la magistrature. Malheureusement, les transcriptions de ces déclarations controversées autrefois intégralement disponible sur le site gomery.ca ne sont plus accessibles au grand public. Qui a intérêt à dissimuler ainsi l'information au grand public?

Un grand ménage s'impose au sein de cette association de malfaiteurs drapés en toge de juge. En septembre 2005, du haut du pont Jacques-Cartier, Andy Srougi réclamait la mise en place d'une Commission Royale d'Enquête sur l'Administration de la Justice. Le silence des médias à ce propos témoigne d'un profond malaise.

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