Université Laval - La session sera sauvée en dépit de la grève des chargés de cours
Mots clés : chargés de cours, Université Laval, Grève, Université, Québec (ville)
Les étudiants de l'Université Laval forcés à l'école buissonnière en raison de la grève des chargés de cours ne perdront pas leur semestre. Selon des scénarios divulgués hier, ils pourront terminer l'année en optant entre autres pour la récupération ou encore pour une note qui validera la matière reçue à ce jour.
«C'est un bel effort, mais ce n'est pas suffisant», a noté la présidente de la Confédération des associations d'étudiants de l'Université Laval (CADEUL), Karine Millaire. «Nous trouvons déplorable de créditer une session dont le contenu n'a été vu qu'à moitié!»
Parmi les options offertes par certaines facultés et certains départements pour compléter le semestre, on compte en effet la possibilité d'obtenir la mention «P» sur le relevé de notes, «qui indique que les exigences du cours ont été satisfaites, sans que soit déterminé le niveau exact d'apprentissage atteint», mentionne l'Université Laval dans un communiqué émis hier.
Il est également possible de terminer le semestre en ayant une note, comme à l'habitude, attribuée «à la suite de la passation d'un examen, de la correction des travaux requis ou d'autres types d'activités».
«Les étudiants sont inscrits aux cours pas pour la note mais pour la formation», expose Mme Millaire. La CADEUL, qui affirme ne pas avoir été consultée dans le processus, aurait souhaité que l'administration insiste davantage sur la possibilité de rattraper la session en l'étirant en mai. L'option existe en effet, mais sur un mode «exceptionnel», ce que les étudiants déplorent.
«Il y a des gens qui ne peuvent pas reprendre la session plus tard, soit parce que le cours ne se redonne pas si vite, soit parce qu'ils ne peuvent tout simplement pas», a ajouté Mme Millaire.
En après-midi hier, les négociateurs de l'université et du Syndicat des chargés de cours de l'Université Laval (SCCCUL) ont repris les échanges, en présence de la conciliatrice. Au moment de mettre sous presse, rien n'avait encore filtré de cet échange.
«Tout est possible: une rupture, une entente de principe ou encore la décision de poursuivre les discussions», indiquait en fin de journée Richard Fournier, directeur des affaires publiques de l'UL.
Dimanche dernier, l'Université Laval a déposé une «offre finale», sitôt rejetée en bloc par les chargés de cours lors d'une assemblée générale, mardi. 80,9 % des 335 membres présents lors de cette rencontre ont refusé les offres, qui prévoyaient des augmentations salariales de près de 17 % en trois ans. Les montants forfaitaires versés aux chargés de cours seraient ainsi passés de 6442 $ à 7527 $ par semestre.
Le syndicat espère «aller plus loin» dans sa négociation, mais l'université affirmait hier encore composer avec un cadre financier immuable tout en étant disposée à des «réaménagements à l'intérieur de ce cadre». Il a été impossible de joindre des porte-parole syndicaux hier.
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