La présidentielle française - Sarkozy refuse tout débat entre les candidats

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Reuters
Édition du vendredi 06 avril 2007

Mots clés : sondage, Nicolas Sarkozy, présidentielle française, Parti politique, France (pays)

Un nouveau sondage confirme l'avance du candidat de l'UMP

Bernadette Chirac a participé hier soir à un rassemblement de Nicolas Sarkozy.

Photo: Agence Reuters

Paris -- Fort de son avance dans les sondages, Nicolas Sarkozy continue à engranger les soutiens et à refuser la tenue d'un débat entre les candidats à moins de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle.

Le candidat de l'UMP, dont la défense des actes de violence des marins-pêcheurs mardi soir a suscité de fortes critiques dans le camp socialiste, a estimé hier sur Canal+ que ses adversaires en étaient réduits aux attaques personnelles.

Il a jugé que sa progression dans les sondages mettait ses adversaires en difficulté et a assuré que son bilan au ministère de l'Intérieur et son projet étaient difficilement attaquables.

Selon un sondage BVA Orange paru dans la presse régionale hier, le candidat de l'UMP gagne 1,5 point dans les intentions de vote le 22 avril avec 29,5 %, laissant Ségolène Royal à 5,5 points derrière et en baisse de trois points, à 24 %.

La candidate socialiste subit «l'effet d'une campagne erratique, qui trouble l'électorat potentiel de la gauche», selon Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA Opinion.

François Bayrou recule lui aussi de deux points, à 18 %, dans cette enquête hebdomadaire réalisée les 2 et 3 avril.

Fort de sa course en tête dans les sondages, le candidat de l'UMP a réaffirmé son opposition à l'organisation d'un débat entre les candidats à l'Élysée lors d'un forum organisé par le magazine Elle sur les femmes à Sciences Po.

François Bayrou n'en a pas moins réaffirmé sa proposition lancée mardi et appelé les Français, lors du même forum, à se mobiliser pour exiger la tenue d'un débat entre les candidat avant le 22 avril. Il a estimé que «toutes sortes de débats à trois, à quatre, à douze» étaient possibles.

On laisse entendre au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) que l'organisation d'un débat, bien que de plus en plus difficile à l'approche de la campagne présidentielle, n'est pas impossible pour peu que le principe d'égalité de temps de parole soit respecté, et ce, à partir de lundi, début de la campagne officielle. La décision, souligne-t-on, appartient aux chaînes de télévision et aux candidats eux-mêmes.

Alors que les électeurs apparaissent toujours aussi indécis sur le bulletin qu'il mettront dans l'urne le 22 avril, notamment les jeunes, selon un sondage OpinionWay publié mercredi, tous les soutiens comptent pour les candidats.

Yannick Noah a annoncé hier son ralliement à Ségolène Royal, qui tenait réunion à Bordeaux en soirée, au lendemain du soutien accordé à Nicolas Sarkozy par Bernard Tapie.

Le candidat UMP, qui tenait hier soir meeting à Lyon, a bénéficié de la présence de Bernadette Chirac, une première.

Azouz Begag, un des rares soutiens de François Bayrou au sein du gouvernement, devrait pouvoir plus franchement se prononcer en faveur du candidat centriste après avoir annoncé son intention de reprendre sa «pleine liberté de parole» en démissionnant hier.


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