L'or devrait continuer à grimper
Mots clés : finances, investisseurs, or, Économie, Grande-Bretagne (pays)
Londres -- Le prix de l'or devrait continuer de progresser en 2007, toujours soutenu par l'appétit des investisseurs, a estimé hier le cabinet spécialisé GFMS dans ses perspectives 2007.
«Je ne serais pas surpris que l'or batte cette année le pic de 725 $US l'once inscrit en 2006», a estimé Philip Klapwijk, président du GFMS. «Toutefois, a ajouté M. Klapwijk, il est moins sûr que l'or ira défier son record absolu de 850 $US», atteint en janvier 1980.
Les investisseurs
La spirale haussière des prix devrait se poursuivre jusqu'en 2008, selon les prévisions du GFMS, alimentée, comme en 2006, par l'appétit des investisseurs. Le terme d'investisseurs désigne ceux qui achètent de l'or comme un actif financier, par opposition à ceux qui en prennent possession physiquement comme une marchandise, comme dans l'industrie ou la joaillerie.
La demande des investisseurs n'a pesé en 2006 que 743 tonnes, contre respectivement 2280 tonnes et 451 tonnes pour les demandes joaillière et industrielle, mais elle est devenue une composante essentielle de la hausse des prix.
Si l'investissement a reculé de 13 % en volume, il a augmenté de 18 % en valeur, à 14,4 milliards $US à cause des prix élevés en 2006.
Cette progression sera d'autant moins entravée que le secteur institutionnel devrait ralentir encore ses ventes d'or, selon le GFMS.
En 2006, les ventes des banques centrales ont fondu de près de 50 %, pour tomber à leur plus bas niveau depuis 1997, à 328 tonnes. Les banques centrales ont été vendeuses nettes d'un peu moins de 100 tonnes en 2006.
Confiance garantie
Le fait que les banques centrales n'aient pas inondé le marché est le principal facteur d'une baisse de 5 % de l'offre mondiale en 2006. Cela a un impact positif sur les prix, mais aussi sur la confiance des investisseurs, souligne la société.
Cette confiance devrait être garantie, comme en 2005 et en 2006, par «la forte probabilité d'un net ralentissement de la croissance économique américaine et une baisse du dollar», selon le GFMS.
Dans un contexte de ralentissement économique, les investisseurs ont en effet tendance à se détourner des actifs trop dépendants de l'activité économique, comme les actions ou les devises, et à se reporter sur des valeurs stables, qui servent également de protection contre l'inflation.
Par ailleurs, les tensions géopolitiques, en particulier entre les États-Unis et l'Iran, devraient continuer de soutenir le métal jaune, même si sa valeur de «refuge» est actuellement un peu contestée.
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