Daimler confirme que Chrysler est à vendre
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Les actionnaires de DaimlerChrysler ont aussi souhaité hier que le groupe vende sa filiale en difficulté Chrysler Group et se concentre sur ses autres activités, comme Mercedes Car Group.
«Nous apprécions que toutes les options soient examinées pour Chrysler Group. Nous serions très reconnaissants si Chrysler était finalement [vendue]», a déclaré le gérant de fonds Henning Gebhardt, de DWS, lors de l'assemblée générale du constructeur automobile allemand.
DWS, filiale de la Deutsche Bank, détient une petite participation dans DaimlerChrysler.
Henning Gebhardt s'est étonné que le conseil d'administration du groupe ait pu dire l'an dernier que le nouveau modèle stratégique de Chrysler s'orientait dans la bonne direction alors qu'en fait, la division était à la traîne pour répondre à la demande de plus en plus forte en modèles de voitures consommant moins de carburant.
Hans-Richard Schmitz, qui appartient au groupe d'actionnaires allemands Deutsche Schutzvereinigung fur Wertpapierbesitz, estime que conserver Chrysler dans DaimlerChrysler «n'est plus une possibilité».
Selon le Detroit News, les fonds d'investissement Cerberus Capital Management et Blackstone et l'équipementier automobile canadien Magna International ont officiellement formulé des offres.
DaimlerChrysler devrait choisir d'engager des négociations exclusives avec l'un des trois candidats d'ici la fin avril et espère retirer environ huit milliards $US de cette cession, précise le journal.
Opposition syndicale
La transaction pourrait cependant se heurter à une forte opposition syndicale, ajoute le Detroit News. Une dizaine de dirigeants syndicaux, dont le président de l'United Auto Workers Ron Gettelfinger, se sont rencontrés mardi à Berlin où ils ont réaffirmé qu'ils s'opposaient à toute cession de Chrysler à un fonds de capital-investissement ainsi qu'à son démantèlement.
DaimlerChrysler, cinquième constructeur automobile mondial, avait annoncé en février qu'il examinait toutes les options sur l'avenir de sa filiale américaine.
Chrysler a affiché en 2006 une perte d'exploitation de 1,5 milliard $US. Le troisième constructeur de Detroit a entamé un plan de restructuration qui prévoit 13 000 suppressions de postes et la fermeture d'un site pour tenter de renouer avec les bénéfices dès 2008.
À la Bourse de Francfort, la perspective d'une cession de Chrysler a permis au titre de surperformer l'indice sectoriel de 10 % depuis le début de l'année, mais il reste inférieur de 14 % à son niveau de novembre 1998 après la fusion entre Daimler-Benz et Chrysler qui avait à l'époque était présenté comme un «mariage de rêve».
DaimlerChrysler a par ailleurs réitéré hier sa prévision d'une forte croissance de la rentabilité du groupe d'ici 2009.

