Patrimoine - Le Carmel reçoit son aire de protection
Mots clés : patrimoine, Dinu Bumbaru, monastère des carmélites, Montréal
Le monastère des carmélites jouit maintenant d'une aire de protection. Selon les informations obtenues par Le Devoir, le décret adopté par la ministre de la Culture juste avant le déclenchement des élections (le 15 février) définit un périmètre d'environ 500 pieds (150 mètres) autour du site classé. À l'intérieur de cette zone patrimoniale, il faudra obtenir des autorisations gouvernementales pour entreprendre des travaux majeurs de construction.
Le monastère se trouve dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, au nord de la rue Laurier et à l'ouest de la rue Saint-Denis, un ancien secteur industriel très prisé par les promoteurs immobiliers. La décision ministérielle va avoir des conséquences concrètes pour plusieurs projets de construction au cours des prochains mois, notamment un projet de centre spécialisé pour des personnes en perte d'autonomie.
La définition d'une aire de protection relève de la Loi sur les biens culturels de 1972. Tout monument historique classé peut en bénéficier, et ce, après un avis de la Commission des biens culturels du Québec et des consultations de la ville et de l'arrondissement. L'île de Montréal compte déjà
26 aires de protection, mais il y a plusieurs années qu'aucune aire nouvelle n'avait été définie.
Celle du Carmel de Montréal concerne au total quelque 230 propriétaires, auxquels les avis concernant le décret et ses conséquences concrètes ont été envoyés la semaine dernière. S'ils peuvent apporter certaines modifications à leur propriété -- par exemple, peindre les balcons ou changer les fenêtres -- sans consulter les fonctionnaires, les interventions lourdes devront obligatoirement recevoir l'aval des gardiens du patrimoine.
L'aire de protection de la Maison Notman, à l'intersection des rues Clark et Sherbrooke, a d'ailleurs servi il y a quelques années à bloquer un projet d'hôtel. Un entrepreneur voulait ériger cet hôtel dans les jardins de la résidence, après avoir démoli l'ancien hôpital qui s'y trouve.
L'adoption de l'aire de protection vient clore la saga du Carmel. La petite communauté de soeurs cloîtrées, présente depuis plus d'un siècle sur le Plateau, a amorcé vers la fin 2003 des négociations pour vendre son domaine, qui couvre environ 1,5 hectare, et s'en faire construire un nouveau dans la région de Lanoraie. Après plusieurs rebondissements, la communauté a finalement décidé de rester sur son site centenaire et d'accepter la proposition de classement du Carmel comme bien national du ministère de la Culture. Les Carmélites vivent de la charité publique et de la vente d'hosties. Leur communauté montréalaise compte moins de 20 membres depuis sa fondation.
Vos réactions
De la nostalgie à l'espoir!!! - par danielle leblanc (daniellegama55@hotmail.com)
Le vendredi 06 avril 2007 20:00
erratum - par Rachel Bégin
Le mercredi 04 avril 2007 12:00
Voilà un pas angélique dans la bonne direction - par Pierre Castonguay (p.castonguay@videotron.ca)
Le mercredi 04 avril 2007 12:00
Il était grand temps de préserver notre Carmel - par Raymond Beaugrand-Champagne (raybc@videotron.ca)
Le mercredi 04 avril 2007 10:00
Petit espace de quiétude... - par Rachel Bégin (rachelbegin@yahoo.ca)
Le mercredi 04 avril 2007 09:00

