Opinion

Lettres: Le PQ réservé aux extrémistes?

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Ronald Carré, Économiste, membre du CA de l'ASDEQ, Québec, 2 avril 2007

Édition du mercredi 04 avril 2007

Mots clés : Landry, Duceppe, PQ, Landry, Parti politique, Duceppe, Québec (province), PQ

Le Parti québécois est voué de plus en plus à redevenir un parti réservé aux extrémistes de l'option de la souveraineté... parce que les dirigeants au plus haut niveau du Parti québécois n'écoutent pas quand les gens parlent.

Comment les Bouchard, Landry et Duceppe ont-ils pu rester sourds et muets à ce Québec qui, pour une des rares fois de son histoire, a pris la parole avec autant de force et d'unanimité au début de l'année 1995? La Commission nationale et les Commissions régionales sur l'avenir du Québec, dont les volumineux rapports ont été déposés en avril 1995, ont permis à tous les organismes représentatifs de la société civile au Québec de s'exprimer.

Ce fut la meilleure «saison des idées» que le Québec ait jamais connue. La population a posé de façon très claire ses exigences pour tout débat futur portant sur la souveraineté. Pourtant, aucun journaliste et encore moins les bonzes du Parti québécois ne sont revenus sur les conclusions de ces commissions initiées par le premier ministre de l'époque,

M. Jacques Parizeau.

Si les Bouchard et Landry (successeurs de Jacques Parizeau) n'ont pas été capables d'être à la hauteur des attentes de ce Québec, comment pourrions-nous exiger maintenant que les Boisclair et suivants puissent prendre la relève avec toute la compétence que commande ce défi à relever? Poser la question, c'est y répondre.

La grande question posée à l'unanimité par le Québec tout entier à l'hiver 1995 a pourtant été très claire: advenant la souveraineté, comment fonctionnerait le Québec et comment s'organiseraient ses relations avec le reste du Canada?

C'est en silence que le Québec a à nouveau parlé à l'élection du 26 mars 2007. Il a très bien compris que la réponse à sa question ne lui sera jamais donnée par un Parti québécois en déroute qui continue de naviguer à vue dans la brume épaisse, sans instruments de navigation et de mesure des conséquences de ses rêves.


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