Stockwell Day espère que la GRC aura un nouveau patron d'ici deux mois

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Édition du lundi 02 avril 2007

Mots clés : Giuliano Zaccardelli, GRC, Stockwell Day, Gouvernement, Canada (Pays)

Stockwell Day

Photo: Agence Reuters

Ottawa -- Le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, dit espérer qu'un nouveau commissaire permanent sera nommé à la tête de la Gendarmerie royale du Canada d'ici deux mois.

Interrogé dans le cadre de l'émission télévisée Question Period, hier, au réseau CTV, M. Day a évité de répondre à la question de savoir si le nouveau patron viendra des rangs du corps policier, comme cela a longtemps été la tradition, ou s'il viendra de l'extérieur, pour tenter de rafraîchir l'image ternie de la GRC.

«Nous avons dit que nous voulions la meilleure personne», a déclaré M. Day en ondes.

Si la personne choisie vient de l'extérieur des rangs de la GRC, ce sera quelqu'un qui aura toutes les qualifications requises et qui sera en mesure de faire «tout ce qui doit être fait», a assuré le ministre.

Il a souligné que le processus de recrutement est détaillé et laborieux, mais il a dit souhaiter que l'exercice ne se prolonge pas trop. Le gouvernement conservateur espère qu'un nouveau commissaire sera entré en fonction d'ici juin.

La sous-commissaire Beverley Busson occupe le poste à titre intérimaire, mais au moment de sa nomination, en décembre, elle avait indiqué ne pas vouloir y être affectée en permanence. Elle a été nommée après la démission de Giuliano Zaccardelli dans la foulée de l'affaire Maher Arar.

La pression a continué à grimper sur la GRC la semaine dernière, avec l'audition, en comité parlementaire, d'un témoignage faisant état d'allégations de mauvaise gestion et de fraude aux dépens du régime de retraite de la GRC.

Le ministre Day a annoncé la tenue d'une enquête sur ces allégations. Personne n'a encore été nommé à la tête de l'enquête, qui sera menée en privé, mais se conclura par un rapport qui sera rendu public. M. Day a jusqu'à présent refusé la tenue d'une enquête judiciaire publique, mais il n'écarte pas cette possibilité.

Le fiasco du régime de pensions a déjà fait l'objet d'une enquête interne, qui a entraîné la démission de deux hauts gradés.

Les plus récentes allégations incluent des accusations de camouflage à un haut niveau et des affirmations selon lesquelles des officiers subalternes ayant tenté de dénoncer cette affaire auraient été soumis à des mesures disciplinaires ou mutés.

La sous-commissaire responsable des ressources humaines à la GRC, Barbara George, a renoncé à cette responsabilité, ostensiblement pour attendre une réaffectation. On a par la suite appris qu'elle avait été suspendue, une mesure que son avocat a qualifiée d'injustifiée.


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