Vos réactions
Bravo! M. Noel.
Le concept de nation "civique" n'était pas faux en soi au départ, car il y a bien une identité civique pour tous territoires. On est Québécois dans le sens civique que parce qu'on y réside et qu'on y est donc assujetti aux lois de l'État. En ce sens, oui, est Québécois tous ceux qui résident au Québec. Mais dans le sens civique seulement.
La faute du PQ et de ses intellos antropo-sciologues, c'est d'avoir voulu réduire toutes les identités ethniques du Québec à cette simple définition civique afin de créer une impression d'unité qui, dans leur rêve fou, ferait mousser une nouvelle identité nationale originale.
Biensûr, les communautés ethniques, les Amérindiens, les Métis, n'ont pas embarqués dans cette chimère infecte.
C'est alors que le PQ s'est mit dans la tête de prendre le peuple ethnique québécois majoritaire comme cobaye pour faire exemple de cette nouvelle conception. Son ethnicité fut alors répudiée systématiquement, et fut le seul à l'être. On invitait alors les autres ethnies à abandonner les leurs pour joindre une majorité purement civique.
Biensûr, les communautés n'en voulurent pas, trop attachées à leurs racines.
Vous avez bien raison, M. Noel, de villipender ces déterminants (de souche, francophones, etc...) grotesques qu'on voudrait maintenant nous affubler, nous, Québécois.
Car nous n'en avons pas besoin.
Nous sommes Québécois. Point.
Québécois dans le sens ethnique et civique.
M. Gass, par exemple, qui se dit arrivé il y a 5 ans et toujours attaché à ces racines, est celui qui doit porter un déterminant, pareille aux autres membres de communautés ethniques culturelles non-québécoises.
Par exemple: "Italo-Québécois".
L'ethnie suivie du civique.
Ou bien le civique suivi de l'ethnique: "Québécois d'origine italienne".
Mais le membre du peuple ethnique québécois n'a pas besoin d'un déterminant.
Il est Québécois. Dans tous les sens.
