Vos réactions

La question est mal posée

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Laurent Dancygier (laurent.dancygier@sympatico.ca)
Envoyé Le samedi 31 mars 2007 22:00



Une défaite électorale n'a jamais tué une idée. Il suffit de penser aux référendums sur la souveraineté. Dans le système anglosaxon, gagner une élection ne requière que 35 à 40% des voix. L'indépendance requière 50% des voix + 1 (et encore faut-il que la participation soit extrêmement forte pour légitimer le résultat).Il faut donc augmenter l'électorat d'un quart à un tiers.
Le problème est que l'indépendance est une idée portée essentiellement par les québécois dit de souche. Or la démographie est telle que cette communauté représente une portion toujours plus faible de l'électorat. De plus, les québécois étant des anglo-saxon dans leur façon d'être, la communauté est quelque peu nombriliste et peu ouverte aux émigrants, et elle est perçue par ceux-ci comme encore plus fermée qu'ele ne l'est vraiment.

La seule solution va se trouver sur le terrain des valeurs. Si les indépendantistes se fédèrent autour de valeurs auquelles d'autres peuvent adhérer et si, une fois au pouvoir, ils démontrent la réalité de leur adhéesion à ses valeurs, alors ils pourront fédérer suffisemment de votes.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com