Vos réactions
Oui Mr Noël mais...
C'est une excellente question.
Je suis d'accord avec votre intervention et cependant, je me pose une question. Selon vous et d'autres, être québécois, c'est quelqu'un qui parle le français d'ici avec son intonation et ses expressions typiques. Les autres ne sont pas québécois ou québécoises.
Pourtant, certains et certaines « pures-laines » qui parlent de cette façon sont fédéralistes et rouges jusqu'à l'os : ils ne se sentent pas québécois mais canadiens, et vont défiler au Beaver-Club... Et puis il y a ces autres personnes, qui parlent le français différemment mais qui se sentent québécois, et plus précisément, néo-québécois. Je suis de ce genre Mr Noël. Je voulais donc apporter cette nuance.
Je suis tombé amoureux du Québec, j'y vis depuis près de 5 ans, je ne connais pas le Canada, l'anglais ne m'effraie pas mais reste pour moi une langue seconde et étrangère. Je me suis installé et réfugié ici dans un pays qui m'a accueilli, que j'ai parcouru du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, que je veux protéger par ma profession, environnementaliste. Le Québec c'est un pays, mon pays, mes amis, ils sont d'ici, ils sont Québécois. Et enfin, je désespère de devoir prêter serment sur la tête d'une reine étrangère pour obtenir ma citoyenneté...canadienne !!!
J'ai vu des films tel que 15 février 1839, de Pierre Falardeau, qui m'ont émus, j'ai lu l'histoire de ce peuple, de cette nation, cette histoire et cette culture qui me passionne. Si un réferundum se posais demain, je voterai pour l'indépendance de ce pays, pour reconnaître sa réalité historique, rétablir une justice sociale et culturelle, car le Québec c'est mon pays d'accueil, car je l'aime, et que je me sens faire parti de ce peuple, même si pour les autres je serai toujours un étranger, ce que j'accepte. Je suis étranger oui, mais néo-québécois, et pour le Québec libre, et je serai prêt pour cela à renoncer à ma nationalité maternelle...
Il ne faut pas oublier cette minorité ! Ne nous oublier pas !
Falardeau l'avait remarquer dans son film 15 février 1839, lorsque l'un de ces personnage s'adressait au seul français, emprisonné lui aussi, avec le groupe de Patriote, en lui disant cette phrase: « Si t'es pas d'ici, soit t'es avec nous-autre, soit t'es un hostile de chien sale ! »
