Une région du cerveau se concentre, l'autre est distraite
Mots clés : troubles de l'attention, cerveau, Science, santé, États-Unis (pays)
Washington -- Chez les singes, l'attention et la distraction ne font pas appel aux mêmes régions du cerveau, selon une étude publiée hier dans le journal Science. Une découverte qui pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements des troubles de l'attention chez l'homme.
Le cerveau a deux façons de se concentrer: soit délibérément, par une attention ciblée, comme quand on lit, soit de façon réflexe en réponse à des informations sensorielles, des bruits sourds, des couleurs ou des animaux effrayants. On observe par conséquent différents degrés de troubles de l'attention. Certaines personnes ont du mal à se concentrer, alors que d'autres ont plutôt du mal à se débarrasser des éléments de distraction.
Pour mener son expérience, Earl Miller a posé des électrodes indolores sur des singes de manière à suivre les réactions simultanées de deux régions clés au moment où le cerveau de l'animal se concentre.

