Vos réactions

400 millions pour une route, 250 millions pour la gratuité...

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Noémie Charest-Bourdon
Envoyé Le vendredi 30 mars 2007 19:00



J'ai personnellement participé à la manifestation débutant au Square Victoria hier après midi en brandissant une banière où : 'Le gel n'est qu'un dégel masqué' était inscrit. Ce que j'ai à dire comme étudiante au collégial qui poursuivra ses études universitaires c'est qu'une étude récemment faite par un institut de recherche (l'IRIS) indépendant de l'ASSÉ affirme que la gratuité scolaire coûterait 250 millions. Le PLQ a promis le prolongement d'une autouroute 'X' à Laval pour faire un autre accès direct vers Montréal, ce qui coûterait 400 millions. À ceux et celles qui me diront qu'on a pas l'argent au Québec pour la gratuité scolaire, je vous enverrez regarder plus attentivement les dépenses gouvernementales.

La gratuité est nécessaire dès qu'on réalise que l'éducation est un droit . Dans cette logique, elle devrait être accessible à tous et toutes, sans restriction monétaire. Voici un exemple que j'aime bien utiliser et qui provient d'Éric Martin qui a réalisé cette recherche de l'IRIS sur la gratuité. Lorsqu'hydro québec augmente ses frais, c'est en se disant que la consommation d'électricité diminuera, parce que le coût découragera les citoyens et les citoyennes . À l'opposé, en augmentant les frais de scolarité le gouvernement nie que cela découragera les étudiants et étudiantesde poursuivre leurs études post-secondaires. Trouvez l'erreur.
Le gel ne suffit pas puisque malgré le gel d'une petite partie des frais reliées aux études, tous les frais afférents augmentent selon le bon vouloir des administrations locales. L'augmentation du coût de la vie est aussi non négligeable: les cartes de transport en commun, les logements, etc.
La logique capitaliste d'utilisateur-payeur ne devrait d'aucune façon être appliquée à l'éducation puisqu'elle s'éloigne de la mission même de l'éducation qui est de former des citoyens et citoyennes instruits/es quel que soit le revenu familial des individus en question.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com