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Roland Duchesne
Envoyé Le vendredi 30 mars 2007 11:00



Lorsque les jeunes libéraux (gosses de riches) ont ouvert la voie à M. Charest pour le dégel des frais de scolarité, celui-ci a voulu être magnanime en proposant une augmentation de 50.$ par session jusqu'en 2012. Comment s'opposer à une si faible augmentation d'environ 100.$ par année ? Seuls les membres du PQ et de QS s'y sont opposés, par principe de redistribution de la richesse. C'est normal.
Les étudiants qui paient 2600.$ aujourd'hui, sans compter les frais afférents, devront payer 3000.$ en 2012 en plus des frais afférents qui augmenteront sûrement aussi.
Combien d'étudiants hésiteront à se lancer dans ce parcours semé d'espoirs (et d'embuches)et combien refuseront de s'y engager en évaluant la dette totale additionnelle de 1600.$ après les 4 ans d'étude d'un bac en enseignement, par exemple. Les salaires des enseignants gelés jusqu'en 2010 ne sont certes pas un incitatif à persévérer dans cette voie.
Alors que la conjoncture actuelle démontre que près de 20% des jeunes enseignants désertent la profession dans les 5 premières années, je souhaite bonne chance au futur ministre qui se voit déjà contraint de recruter près de 1000 enseignants non qualifiés actuellement.
Puisque la barrière a été ouverte aux augmentations, pourquoi le gouvernement s'arrêterait-il en 2012 lorsqu'il comparera les frais de scolarité des autres universités canadiennes ?
Pour le gosse de riche qui accède à une nouvelle carrière professionnelle libre de dette d'étude, cette augmentation est ridicule. Pour celui qui commence dans la vie avec l'obligation de rembourser 25000.$ ou 35000.$, il y a là matière à réflexion.

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