Élections fédérales - Stéphane Dion fouette ses troupes
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Photo: Agence Reuters
«Si le premier ministre veut forcer la tenue d'une élection, qu'il le fasse. Le Parti libéral est prêt», a lancé M. Dion, qui avait réuni ses troupes expressément pour l'occasion.
Le premier ministre Stephen Harper répète continuellement qu'il ne veut pas d'élections ce printemps et qu'il préférerait gouverner au moins jusqu'en 2009. Les déclarations de M. Harper ne convainquent pas les libéraux, qui eux sont persuadés que le gouvernement conservateur trouvera le moyen de déclencher des élections dès la reprise des travaux aux Communes, le 16 avril, pour un scrutin à la fin du mois de mai.
Si ce scénario se précise, «nous sommes prêts», a lâché le président du caucus, Raymond Bonin.
Popularité à bâtir
Reste que les libéraux pourraient bien mettre à profit quelques mois supplémentaires pour mieux se préparer. Un peu plus de temps pourrait aussi permettre au chef de se faire connaître un peu mieux du Canada anglais et espérer faire remonter sa cote de popularité auprès de l'électorat.
Dans son discours aux allures pré-électorales, M. Dion a enjoint aux députés d'utiliser les deux prochaines semaines à arpenter leur circonscription afin de convaincre les Canadiens que le budget fédéral, fraîchement adopté grâce à l'appui du Bloc Québécois, est «mauvais» pour le Canada.
M. Dion fera de même lors d'une tournée qui le mènera dans plusieurs provinces. En outre, après le congé pascal, il sera de passage à Montréal où il prononcera un discours sur sa vision du Québec dans la fédération canadienne.
«Les deux semaines qui viennent seront cruciales. Quand nous serons de retour dans nos comtés, nous aurons beaucoup à dire aux Canadiens», a déclaré le chef libéral.
M. Dion reproche au budget de diviser les Canadiens, d'être injuste et malhonnête. Il souligne l'accueil négatif que le budget conservateur a reçu en Saskatchewan et dans les provinces de l'Atlantique. Il y voit la preuve que ce qu'il appelle le «soi-disant déséquilibre fiscal» n'est pas réglé et que les chicanes avec les provinces ne sont pas choses du passé, comme le prétend le gouvernement.
Il accuse aussi M. Harper de s'être ingéré dans la campagne électorale provinciale au Québec, ce qui a nui à la performance des libéraux de Jean Charest, a-t-il soutenu.

