Mots clés : André Boisclair, Parti québécois, Gilles Duceppe, Élection, Parti politique, Québec (province), Canada (Pays)
Ottawa -- Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, n'a pas fermé la porte à un éventuel saut sur la scène politique provinciale mais s'est refusé à toute conjecture pour le moment, rappelant que le poste n'est pas libre... pas plus que le sien, d'ailleurs.
«M. Boisclair est là, il a initié une réflexion, alors on va lui laisser le temps», a dit M. Duceppe aux journalistes qui lui demandaient s'il avait envie de diriger le Parti québécois. Il a quand même reconnu que «quand on veut faire la souveraineté, il y a une tâche à faire là». Lors du départ de Bernard Landry en juin 2005, M. Duceppe avait réfléchi à cette possibilité, puis l'avait déclinée devant l'imminence d'élections fédérales. Cette fois encore, il s'engage à diriger ses troupes si les élections surviennent, comme il le prévoit, «dans quelques semaines». «Les photos sont prises, les posters sont prêts, j'ai modifié le lettrage hier. [...] Je me prépare à mener les troupes [bloquistes] dans la prochaine campagne.» M. Duceppe a semblé agacé par le barrage de questions auquel on l'a soumis à ce sujet. «André [Boisclair] est là, actuellement, bon. Il est là. Je ne parle pas dans dix ans... Il est là.» Il a tout aussi rapidement écarté l'hypothèse, soulevée la veille, voulant que Bernard Landry le remplace à Ottawa. «Moi, je suis là, ici, ce n'est pas Landry qui est là, c'est moi. Bon. Je n'ai pas parlé à Bernard depuis l'élection, d'ailleurs.»