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Ce n'est pas l'idée de la souveraineté qui est ringarde, c'est la manière de procéder (Version 2) Message à Bernard Landry (
Dans Mercier, un des piliers de l'organisation du PQ, devenu au bout de 30 ans de déceptions successives un allié de l'UFP et Québec solidaire et principal organisateur de Paul Cliche en 2001, appelait ça « Le pouvoir pour le pouvoir... » et il avait bien raison... De son côté Paul Cliche ancien redacteur au Devoir et candidat de la gauche en 2001, clamait haut et fort et sur toutes les tribunes : «Le PQ n'est pas le propriétaire de la Question nationale!» s'insurgeait-il !
Les Verts : Bien loin d'être souverainistes !
Il est évident que le potentiel de souverainistes est bien faible au Parti vert si ce n'est pour ainsi dire, totalement absent : Aucun écrits pour défendre la cause ou ne serait-ce que de faire les liens entre souveraineté et protection de l'environnement ; et encore bien moins une quelconque requête de procéder à la nationalisation de nos ressources naturelles!
De ma propre expérience et de ma connaissance sur le terrain, au risque de contredire Monsieur Landry, je crois que dans les circonstances, il ne faudrait pas trop compter sur le vote de l'électorat du Parti vert pour appuyer la souveraineté, puisque la Question nationale est précisément un des principaux clivages qui existent entre Québec solidaire et le Parti vert du Québec ; et qui plus est, que le Parti vert est un parti de la nouvelle droite canadienne fédéraliste néo-conservatrice. Il suffit pour cela de constater le total appui du parti vert du Canada et de savoir simplement interpréter combien les principaux gains du Parti vert ont été réalisés dans les secteurs anglophones.
Ce PQ, qui se retrouve donc aujourd'hui le bec à l'eau et au troisième rang à l'Assemblée nationale, avec pour triste bilan de n'avoir pas su faire progresser l'idée d'un iota depuis le référendum de 1995, et être devenu l'artisan de son propre malheur. Le PQ par son dure virage à droite, et de multiples comportements anti-progressistes, ayant provoqué lui-même la nécessité de naissance d'un parti comme celui de Québec solidaire.
D'autre part, jamais le PQ n'aurait dû accepter la prise du pouvoir sans respecter le plus fondamental de ses engagements et l'Article 1 de son propre programme qui était au coeur même de ce qui avait donné naissance au Parti québécois. Car il n'est eu nul besoin d'un référendum pour emprisonner le Québec dans la constitution canadienne, alors pourquoi en faudrait-il un pour en sortir ? L'Assemblée nationale étant souveraine, la seule élection d'une majorité de députés souverainistes étant largement suffisante pour procéder à l'accession au destin historique d'une nation et à la réalisation de l'indépendance du Québec.
Quant au SPQ-Libre, il faut être bien naïfs pour espérer tirer vers la gauche un tel bateau de droite péquiste, avec une chaloupe et deux branches pour ramer. Car désormais, et beaucoup sont d'accord, comme le soulignait très récemment sur les ondes du 98,5 FM l'animateur bien connu Daniel Pinard: « ...Mis à part la souveraineté... il n'y a plus de différence entre le Parti libéral et le PQ » affirmait-il fort justement...
Les dernières élections annonçant la fin, à tout le moins momentanément, du bipartisme, outre la comptabilisation proportionnelle des votes en faveur de tous les candidats dits souverainistes, pour sortir de cette impasse et trancher définitivement ce noeud gordien il faudra que tous les partis et tous ces candidats d'allégeance souverainistes déclarent en période électorale que : « Un vote en faveur d'un parti ou un candidat dit souverainiste », doit nécessairement équivaloir à «Un vote pour la souveraineté du Québec».
Comme autre solution, il y aurait bien sûr eu celle de l'inscription de l'option de la souveraineté directement sur le bulletin de vote. Mais, sans parti souverainiste au pouvoir, il me semble y avoir bien loin de la coupe aux lèvres pour faire passer une telle proposition. Et là, encore un fois, le PQ n'aura qu'en s'en prendre à lui-même et à s'en mordre les doigts.
Il est donc clair qu'avec seulement 28% d'appuis au PQ contre 45% d'appuis à la cause nationale, ce n'est pas de l'indépendance dont le Québec ne veut plus, mais bien du Parti Québécois dans lequel les gens ne se reconnaissent plus, qui s'est toujours servi de cause de l'indépendance pour cumuler des votes dans une intéressée recherche du pouvoir, plutôt que de mettre l'idéal du pays et notre rêve historique au dessus de ses intérêts personnels et de la basse Partis-Âneries.
Qui ne fait pas l'indépendance la combat - Gaston Miron
À cause des sévères virages à droite du PQ tels : laisser les plus faibles dans la misère et l'indigence avec l'aide sociale désindexée à 500$ par mois durant 30 ans, atteindre son déficit zéro sur le dos des plus pauvres en coupant d'un même souffle plus de 4.5 milliards d'impôts aux classes les plus favorisées, couper les médicaments au plus démunis, laisser en place les boubous macoutes du Parti libéral afin de réduire l'aide sociale à des mères monoparentales, pénaliser de le chèque de BS de 50$ pour partage de logement ou entraide mutuelle, donner 10 cennes de l'heure d'augmentation au salaire minimum, foutre 15,000 infirmières à la porte et désorganiser les CLSC et le système de santé : tel est le bilan de droite du PQ.
Ayant honteusement rompu le lien de confiance avec son aile gauche et avec les gens ordinaires et conséquemment, la réconciliation étant désormais devenue impossible entre le PQ et Québec solidaire, il faudra à partir de maintenant, que l'unité des souverainistes se fassent sur le terrain électoral, où chacune des formations et/ou des candidats et candidates dits souverainistes assument pleinement leur position constitutionnelle et portent sans équivoque la Question nationale en période électorale.
Pour faire le plein de son vote souverainiste, en finir définitivement avec le «vote stratégique»,
faire de la politique autrement, remettre la souveraineté entre les mains des premiers concernés, c'est-à-dire, entre les mains du peuple, Québec solidaire doit en reprendre le leadership et demander clairement aux électeurs le mandat de faire la souveraineté et affirmer sans équivoque dans une déclaration publique que : «Un vote pour Québec solidaire = Un vote pour la souveraineté du Québec» et mettre pleinement en application le principe de la souveraineté populaire dont la gauche se réclame depuis toujours.
Dans ces circonstances, nul ne pourra plus accuser Québec solidaire de diviser le vote souverainiste, et c'est le Parti québécois lui-même qui devra porter l'odieux de refuser à notre peuple le droit de se prononcer sur le destin la nation et l'avenir de son propre pays.
Ainsi seront démasqués les Tartuffes prétendument souverainistes qui utilisent en opportunistes de la Question nationale à des fins électoralistes, mais qui n'osent même pas en porter le mandat en période électorale.
Car dans l'état actuel des choses, c'est-à-dire, le processus référendaire, un projet alambiqué par la taupe de la GRC Claude Morin, toute progression substantielle de Québec solidaire se traduira inexorablement par une perpétuelle division du vote souverainiste et une éternelle mise en échec du projet d'indépendance du Québec par les souverainistes eux-mêmes.
Christian Montmarquette
Membre fondateur de Québec solidaire et de l'Union de forces progressistes
Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec
Candidat de l'Union des forces progressiste / Laporte 2003
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Références et liens pertinents :
Mes récentes publications sur la Question nationale :
Référendum : Strike 3 : ou réfléchir à la Question nationale
http://www.cmaq.net/fr/node/26577
Référendum : Strike 3 / deuxième manche !
http://pressegauche.org/spip.php?article459
Mon débat sur la Question nationale au site électoral d'Amir Khadir Mercier
http://antigone.koumbit.org/qsmercier/articles.php?lng=fr&pg=184
Débat « Lorsque la recherche de raccourci mène à l'impasse ! » - Bernard Rioux
http://www.pressegauche.org/spip.php?article441
Autre article d'intérêts :
Les Tanguy de « La famille Plouffe » Version (2)
www.ledevoir.com/2007/03/22/commentaires/0703221211555.html
Le Parti vert du Québec : Le « Ponce Pilate » de la politique
http://pressegauche.org/spip.php?article550
Site personnel :
http://christianmontmarquette.spaces.live.com
Mon « regretté » site électoral...
http://www.geocities.com/chmontmarquette/ufplogo
