Vos réactions

Les fruits de la confrontation

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Jacques Gagnon
Envoyé Le jeudi 29 mars 2007 09:00



Le parti libéral du Canada ne peut se défaire de l'empreinte de Trudeau. Je dirais même que le ROC au complet l'a tatouée et ce même chez ceux de l'ouest qui ne l'ont jamais aimé. Il a imprimé et encouragé depuis les années soixante un climat de mépris et de confrontation parmanente avec le Québec, accréditant sans cesse les préjugés et thèses les plus méprisantes envers la classe politique et le peuple québécois. Prenez à témoin le National Post et même The Gazette qui distillent sans relâche les pires idées au sujet des québécois.

En les écoutant, on a souvent l'impression que les québécois sont un peuple de tarés et de demeurés qui croupissent dans le sous-développement économique par leur propre incompétence et qui sont des BS du Canada, attendant et réclamant sans cesse plus de bienveillance de leurs riches voisins. Ce point de vue est repris avec beucoup d'ardeur par des gens comme Alain Dubuc, cet expert homme d'affaires aguerri qui a appris la science économique dans le Capital de Marx.

Le prétendu climat d'ouverture du PC du Canada n'est qu'hypocrisie. Ils ne sont pas mieux. Les déclarations de Stephen Harper pendant la campagne en sont une belle illustration.

Il n'y a aucun respect de ces gens envers les aspirations du Québec. On leur oppose toujours la confrontation et les commodes positions fédéralistes et souverainistes.

La rigidité de M. Dion augure très mal pour le parti libéral du Canada. Contrairement à ce qu'on pense dans le ROC, les québécois sont sortis de ces positions stériles.

On défend quoi quand on est fédéraliste ou autonomiste ou souverainiste ?

Il faut sortir de ces ornières et voir la situation sans ces voiles et surtout parler de développement.

Quand on débat sur ce plan, on est dans le concret.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com