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La fin du régime de peurs

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Pierre Castonguay (p.castonguay@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 29 mars 2007 07:00



Hélène Buzzetti a raison dans son analyse mais elle manque de perspective et oublie d'entrevoir le destin de la spécificité québécoise dans l'immense virage à droite Nord Américain. Elle néglige les influences, les tractations, les pressions constantes et souterraines pour que le système social démocrate du Québec cède définitivement le pas au néolibéralisme sauvage prôné par Harper-Bush et qui trouve un écho tout à fait particulier dans l'âme et le petit coeur de Mario Dumont qui fort de n'avoir jamais gagné sa vie dans un emploi véritable, nous impose une vision frileuse de l'État en réservant aux autres un tout autre sort que celui qu'il a connu toute sa vie étant lui-même dépendant exclusif des deniers de l'État pigés à même de l'argent des contribuables tel une sangsue plantant son rostre depuis plus de 13 ans dans l'argent qui finance le salaire, le secrétariat, les comptes de dépenses et les privilèges de nos petits politiciens. Chaleureux pour lui-même et son nouveau club d'élus, Dumont est pingre et parcimonieusement alarmiste lorsqu'il s'agit de donner l'argent étatique dont il a toujours dépendu à 100% aux citoyens. Dans ce sens, Dumont est décollé du réel puisqu'il n'a jamais gagné sa propre vie. En outre des cadeaux qu'il veut faire aux jeunes familles (la seule réalité qui le rejoigne un peu) Dumont est un théoricien qui tel une tête chercheuse envisage la précarité de tous (sauf la sienne).

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