Mots clés : Organismes génétiquement modifiés, Jean Charest, Gouvernement, Alimentation, Québec (province)
Photo: Pedro Ruiz
Au terme de sa campagne électorale, Jean Charest a finalement eu plus qu'un gouvernement minoritaire. Il a aussi récolté... cinq tonnes de maïs devant les bureaux montréalais de son parti hier.
À l'origine de ce déversement? Greenpeace, qui souhaite par ce coup d'éclat «sonner la fin de la récréation électorale», a dit Éric Darier, un porte-parole de l'organisme. Les gardiens de la paix verte veulent forcer une fois de plus l'administration Charest à adopter une politique d'étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM) présents dans certains produits alimentaires. Tout en rappelant que, selon les sondages, de 79 à 95 % de la population est en faveur d'une telle mesure, les activistes ont demandé au gouvernement de s'engager clairement dans cette voie en faisant «preuve de leadership» à l'échelle canadienne. Greenpeace a également souligné qu'une étude économique commandée récemment par le ministère de l'Agriculture indique que les coûts d'une telle mesure seraient finalement moins élevés que ceux évalués par l'industrie. Le document évoque une facture possible de 162 millions de dollars la première année et de 28,5 millions les années suivantes, que les consommateurs pourraient en partie devoir absorber. Les fabricants d'aliments parlent, eux, de 300 à 700 millions de dollars.