Lendemains d'élections - Les ministres défaits contiennent mal leur déception

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du jeudi 29 mars 2007

Mots clés : circonscription, Parti libéral, ministres, Parti politique, Élection, Québec (province)

Québec -- Certains ministres manifestaient un peu d'amertume hier à la suite de la demi-victoire remportée par le Parti libéral lors du scrutin de lundi dernier.

«Je suis très fière du travail que j'ai fait dans Lévis. Les gens de Lévis vont s'ennuyer de moi et de mon équipe», a sèchement lancé à son arrivée au conseil des ministres Carole Théberge, ministre de la Famille et l'une des quatre ministres défaits lors des élections générales.

Mme Théberge s'est adressée pendant 10 secondes à la presse, puis a tourné les talons pour se diriger à la réunion ministérielle.

«Je sors de là la tête haute avec la satisfaction du devoir accompli. J'aurais aimé continuer, mais la population en a décidé autrement», a déclaré pour sa part le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, qui a lui aussi été défait dans le comté d'Abitibi-Est, par le péquiste Alexis Wawanoloath, un jeune Algonquin.

Les plans de M. Corbeil pour l'avenir immédiat sont de prendre des vacances et de faire «un retour à la vie familiale».

Un autre ministre défait dans la circonscription de Jean-Lesage (Basse-Ville de Québec), Michel Després, connaît la déception. «On est déçu. J'ai représenté le comté de Jean-Lesage pendant quatre mandats. Je n'ai pas le choix d'accepter le verdict», a dit le ministre Després. Il avoue n'avoir pas eu le temps de faire des analyses poussées des résultats mais comprend qu'il y a eu un fort mouvement en faveur de l'Action démocratique qui s'est manifesté dans la région de Québec.

M. Després note cependant que cette vague adéquiste n'était pas un raz-de-marée puisqu'elle a laissé quatre des 11 comtés de la région de Québec aux autres formations politiques, soit Jean-Talon et Louis-Hébert aux libéraux, ainsi que Taschereau et Charlevoix aux péquistes.

La ministre de la Culture, Line Beauchamp, elle-même réélue dans la circonscription montréalaise de Bourassa-Sauvé, a confié être triste. «On a un sentiment de tristesse pour eux [les députés battus]. On voit avec un brin de tristesse des collègues quitter les banquettes de la Chambre», a dit la ministre Beauchamp.

Elle tire également une leçon du fait que trois formations doivent se partager les sièges de l'Assemblée nationale. «Les citoyens nous disent que personne n'a le monopole de la vérité. Ils nous lancent un appel à la collaboration plutôt qu'à la confrontation. C'est ce qui va être exigé au cours des prochains mois. C'est à chacun d'avoir un haut sens des responsabilités», a dit Mme Beauchamp.

Pour le ministre de l'Agriculture, Yvon Vallières, «il y a des enseignements à tirer des élections. Il y a des choses à faire pour s'ajuster, mais on laisse d'abord retomber la poussière. On devra gouverner en tenant compte de cette nouvelle dynamique», a dit M. Vallières.

Tous les ministres interrogés ont cependant réaffirmé leur confiance la plus grande à l'égard du chef du parti, le premier ministre Jean Charest.

M. Després a ainsi résumé le point de vue général de ses collègues ministres: «M. Charest a toute ma confiance. Il n'est aucunement question de remettre cela en cause.»


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com