Québec peut bien baisser les impôts avec l'argent d'Ottawa, dit Flaherty
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Le ministre a rappelé qu'en vertu de la loi fondamentale du pays, le régime de péréquation vise à donner aux gouvernements provinciaux «des revenus suffisants pour les mettre en mesure d'assurer les services publics à un niveau de qualité et de fiscalité sensiblement comparables».
Dans son budget déposé le 19 mars, le gouvernement conservateur a accru de 700 millions ses transferts au Québec pour 2007-08 par rapport à ce qui était prévu. En pleine campagne électorale, Jean Charest a aussitôt annoncé qu'il transformerait cette manne en baisses d'impôt à partir du 1er janvier prochain.
Jim Flaherty a reconnu qu'il y avait eu une «réaction négative» au Canada anglais à la suite de cette promesse électorale.
«C'est peut-être le moment de l'annonce qui a suscité le plus de controverse», a-t-il avancé.
Le ministre a toutefois rappelé que, dans l'ensemble, son budget a été bien accueilli par la population. «Je suis toujours heureux quand les gouvernements réduisent leurs impôts et taxes», s'est-il même permis de lancer.
Quand on lui a demandé comment le gouvernement libéral, maintenant minoritaire, devrait s'y prendre pour assurer le maintien des réductions d'impôt promises, M. Flaherty a simplement répondu que, dans un tel contexte, tous les partis devaient «avoir une discussion».
Par ailleurs, M. Flaherty s'est félicité de faire partie du premier gouvernement minoritaire depuis des décennies à avoir réussi à faire adopter deux budgets consécutifs, grâce à l'appui du Bloc québécois. Le plus récent a été approuvé mardi soir aux Communes.
«Le Bloc s'est levé en Chambre et a dit: "Bravo, on vous soutient"», a lancé avec ironie le sénateur et ministre des Travaux publics, Michael Fortier, qui accompagnait Jim Flaherty.
«Alors nous [...]la prochaine fois qu'on va aller en campagne électorale -- je ne sais pas quand --, on va rappeler aux gens [qu'il] vaut mieux avoir des [députés] conservateurs», a ajouté M. Fortier.

