Charest garde le cap sur les baisses d'impôt

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Kathleen Lévesque
Édition du mercredi 28 mars 2007

Mots clés : baisses d'impôt, Jean Charest, Élection, Gouvernement, Québec (province)

Québec -- Les pancartes électorales n'étaient pas encore décrochées que le jeu du chat et de la souris démarrait hier sur la colline parlementaire à Québec. Le premier ministre Jean Charest a affirmé qu'il ira de l'avant avec les baisses d'impôt de 950 millions promises pour le 1er janvier prochain, forçant ses adversaires à se positionner.

«On aura évidemment à défendre notre budget dans un contexte minoritaire. Les autres partis politiques auront sans doute une opinion là-dessus, mais, moi, je continue à défendre cette idée que je pense essentielle, pas pour des raisons idéologiques, pour des raisons économiques, parce que nous voulons, au Québec, avoir une fiscalité compétitive», a déclaré Jean Charest lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi hier au parlement.

Il a indiqué que des discussions sont à prévoir avec Mario Dumont et André Boisclair sur cette question. Mais il cherche d'ores et déjà à leur imposer son plan d'action. Le premier ministre semblait d'autant plus à l'aise de maintenir le cap sur son objectif qu'il présume qu'il n'y aura pas d'élections à très court terme. «Ce ne serait pas logique», a-t-il dit.

L'engagement d'une baisse d'impôt présenté par le chef libéral à moins d'une semaine du jour du vote a soulevé de nombreuses critiques. Le budget déposé la veille du déclenchement des élections prévoyait déjà une réduction du fardeau fiscal de 250 millions. Avec la correction du déséquilibre fiscal comprise dans le budget fédéral rendu public la semaine dernière, Jean Charest a promis d'utiliser la nouvelle marge de manoeuvre de 700 millions issue du programme de péréquation pour soulager la classe moyenne.

Un peu comme il l'a fait la veille à Sherbrooke devant ses partisans, mais cette fois d'un air sombre, Jean Charest a donné l'assurance qu'il avait pris bonne note du «jugement sévère» de la population à l'endroit de son gouvernement. «Dans notre démocratie, la voix du peuple est souveraine et on devra se mettre davantage à l'écoute de la population», a-t-il déclaré. Il a ajouté plus tard que la situation était faite «sur mesure pour quelqu'un comme [lui], qui aime bien ce genre de défi».

La nouvelle configuration de l'Assemblée nationale risque de changer aussi les règles du jeu dans les relations fédérales-provinciales. Dès le déclenchement des hostilités électorales, M. Charest avait demandé à la population de lui donner un mandat fort. Au cours de la dernière semaine de campagne, il est revenu à la charge, plaidant en faveur d'un gouvernement majoritaire afin de ne pas affaiblir le Québec.

Il est toutefois hors de question de baisser les bras, a prévenu le premier ministre, qui estime que «le statu quo n'est pas acceptable». Les intérêts du Québec exigent que les trois partis relèvent le «défi de la cohésion», selon lui.

«J'ai pris bonne note des déclarations de M. Boisclair et de M. Dumont, qui ont tous les deux pris des engagements de travailler en ce sens. Nous allons donc travailler avec les chefs des deux autres formations politiques. Cela devra faire appel à beaucoup de maturité et à un sens du devoir. Et je sais que la population du Québec s'attend à beaucoup de nous dans cet environnement qui est nouveau», a affirmé le premier ministre.

Par ailleurs, ce dernier a reconnu qu'il est le premier responsable du recul de son parti, qui n'a récolté que 48 sièges. Il ne croit toutefois pas que son leadership en soit ébranlé. «Je sens chez moi et dans mon équipe une confiance. J'ai toujours été très près de mes militants», a-t-il fait valoir.

Par ailleurs, l'Assemblée nationale devrait reprendre ses travaux à compter du 1er mai, comme le prévoyait déjà le décret déclenchant les élections. Dans les prochains jours, Jean Charest formera un conseil des ministres. Il fera face à des choix difficiles. Le PLQ n'est plus présent dans certaines régions comme l'Abitibi et le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Dans la région de Québec, seuls Philippe Couillard et Sam Hamad ont résisté à la vague adéquiste. Même chose dans la Mauricie avec Julie Boulet, dans le Bas-Saint-Laurent où Claude Béchard a réussi à se faire réélire et en Gaspésie où Nathalie Normandeau a reçu un nouveau mandat.

Aussi, plusieurs des soldats de M. Charest sont tombés au combat, dont les ministres Carole Théberge, Michel Després, Françoise Gauthier et Pierre Corbeil. Toutefois, deux nouvelles recrues économiques pourraient être sur les rangs, soit Pierre Arcand (Mont-Royal) et Hélène Ménard (Laporte). Il y a aussi un peu de sang neuf sur l'île de Montréal, avec entre autres Marguerite Blais (Saint-Henri-Saint-Anne), Christine St-Pierre (Acadie), Emmanuel Dubourg (Viau) et Gerry Sklavounos (Laurier-Dorion).


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Carrément irresponsable M. Charest - par Raymond Saint-Arnaud
Le mercredi 28 mars 2007 18:00

Une bicyclette, c'est tout ce qui faut pour battre le rabais d'impôt de Jean Charest - par francis dery
Le mercredi 28 mars 2007 16:00

Et avec cela on va construire deux autres stades olympiques. - par francis dery
Le mercredi 28 mars 2007 15:00

Garde le cap pour perdre le nord - par Jacques Gagnon
Le mercredi 28 mars 2007 14:00

Les Libéraux à sec - par sylvain berube
Le mercredi 28 mars 2007 13:00

M. Charest ne sais pas lire... - par Luc Côté
Le mercredi 28 mars 2007 13:00

Jean Charest ne sait pas lire... - par Linda Michel Direction régionale Emploi-Québec (linda.michel@messf.gouv.qc.ca)
Le mercredi 28 mars 2007 13:00

confrontation - par coté carol
Le mercredi 28 mars 2007 10:00

Même avec ses chiffres à lui - par claude stordeur
Le mercredi 28 mars 2007 09:00

Permettez-moi d'être néophyte et grossier ... - par Christian Rheault
Le mercredi 28 mars 2007 01:00

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